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La FFB Grand Est envoie une délégation d’une trentaine de dirigeants au marathon de New York
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La FFB Grand Est envoie une délégation d’une trentaine de dirigeants au marathon de New York

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Une trentaine de dirigeants d’entreprises du BTP du Grand Est vont participer au mythique marathon de New York, le 3 novembre. S’il s’agit d’une première pour la plupart d’entre eux, ce ne sera pas le cas pour Pierre Fuetterer et Pascal Leroy, permanents de la FFB du Haut-Rhin, à l’origine de cette aventure commencée en Alsace en 2018.

Trente-quatre coureurs vont arborer les couleurs de la Fédération Française du Bâtiment Grand Est lors du mythique marathon de New York — Photo : DR

Trente-quatre coureurs vont arborer les couleurs de la Fédération Française du Bâtiment Grand Est lors du mythique marathon de New York. L’organisation patronale régionale, qui regroupe 4 550 entreprises représentant 53 000 salariés, sponsorise une délégation de chefs d’entreprise et quelques-uns de leurs collaborateurs qui fouleront le bitume de la Grande Pomme, le dimanche 3 novembre, parmi 55 000 autres concurrents.

Cette initiative prend racine du côté de Mulhouse où Pierre Fuetterer et Pascal Leroy œuvrent en tant que secrétaire général et chargé de développement de l’antenne départementale du BTP du Haut-Rhin. Tous deux ont couru l’épreuve en 2018 au sein d’une délégation de 25 personnes où se trouvaient déjà quelques représentants de leur filière. "On est revenu avec des étoiles plein la tête, se remémore Pierre Fuetterer. Au point de se dire qu’il fallait proposer une offre à l’ensemble de nos adhérents et de nos partenaires".

Sous les encouragements de 2,5 millions de spectateurs

Ce projet les anime avec l’édition 2020 en ligne de mire. Sauf que la pandémie liée au Covid-19 va sensiblement modifier leurs plans alors qu’ils comptaient amener une délégation de 200 personnes outre-Atlantique sous la bannière de la fédération du BTP du Haut-Rhin. Ils avaient également ajouté une dimension sociale à leur périple en récoltant des fonds pour l’association ELA qui lutte contre les leucodystrophies et convaincu plusieurs sponsors de financer leurs équipements.

"On s’était entraînés à bloc en se retrouvant tous les dimanches, en s’entourant d’une équipe médicale et d’Eric Spaety, un coach de course à pied ; on avait fait des réunions autour de la diététique notamment, pour maintenir la cohésion du groupe. Et, trois semaines avant notre départ, Joe Biden annonce qu’il ouvrira les frontières des États-Unis au lendemain du marathon de New York… On était abattus et démoralisés", se souvient Pierre Fuetterer. Heureusement, un plan B se dessine avec le marathon du lac Majeur, leur première course ensemble, bien que le contingent de départ ait été réduit de moitié.

L’année d’après, c’est un groupe de 80 coureurs épaulés d’une trentaine d’accompagnants qui se rend finalement aux États-Unis. La délégation est d’ailleurs reçue en grande pompe par le Consul de France de New York au lendemain d’une édition épique couru sous 27 degrés et un taux d’humidité culminant à 80 %. Pas de quoi décourager les coureurs alsaciens dont chacun franchira la ligne d’arrivée grâce à la ferveur et aux encouragements des 2,5 millions de spectateurs massés tout au long du parcours.

Des retombées auprès des partenaires et des élus

À leur retour en Alsace, chacun va vite mesurer la résonance de sa performance sportive. "Nous avons eu des retombées incroyables aussi bien pour nous que pour notre Fédération auprès de partenaires et d’élus", raconte le secrétaire général de l’antenne du Haut-Rhin. Au point de titiller la Fédération régionale du BTP qui décide d’en faire un projet à l’échelle du Grand Est pour 2024.

Au début de l’été, l’organisation patronale a d’ailleurs procédé à la remise des maillots aux participants de l’épreuve, depuis son siège de Nancy et en présence d’Yvonne Gonzales, consule générale des États-Unis d’Amérique à Strasbourg. Dans la foulée, le coach Eric Spaety a adressé à chacun des plans d’entraînements adaptés avec diverses préconisations dans l’optique de la performance envisagée.

Un premier projet sportif en commun

"En 2018, sur les 80 participants, 50 n’avaient jamais couru de marathon de leur vie, indique Pascal Leroy. On a réussi à persuader nos adhérents en leur expliquant qu’un marathon peut s’apparenter à gérer une entreprise. Mais cela ne se fait pas du jour au lendemain".

"Effectivement, il y a des passerelles entre ce projet et un projet d’entreprise ne serait-ce qu’en termes de préparation, de compétences, de solidarités et de sacrifices", appuie Pierre Fuetterer. S’ajoute également un investissement financier de près de 4 000 euros par personne pour 5 nuits et 6 jours sur place tandis que l’Amicale française des coureurs de fond (AFCF) fait office de tour-opérateur tout en permettant d’obtenir les précieux dossards le jour-J.

"C’est la première fois que nous partageons un projet sportif au niveau des dix fédérations départementales qui composent celle du Grand Est", s’enthousiasment les deux Haut-Rhinois à l’idée de proposer autre chose que des projets professionnels. "Avec une forte dimension humaine à l’image de ce qu’est le BTP ou une entreprise ne peut pas construire un immeuble toute seule". Même si, à New York, ils pourront scruter quelques gratte-ciel pour évacuer la souffrance endurée pendant 42,195 kilomètres.

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