Meurthe-et-Moselle
La Compagnie Vosgienne de la Chaussure est passée sous pavillon allemand
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La Compagnie Vosgienne de la Chaussure est passée sous pavillon allemand

Le groupe allemand Hanse Industriekapital a racheté la seule unité de production du groupe Vivarte, basée à Champigneulles.

Un million de paires par an en 2015, 350.000 aujourd’hui : la Compagnie Vosgienne de la Chaussure, connue sous le nom de CVC, vient de sortir d’une phase compliquée. Fortement endetté, le groupe Vivarte, distributeur des marques de chaussures André, Minelli, San Marina, cherchait un repreneur pour sa seule unité de production, installée à Champigneulles depuis 1986. Labellisée « Entreprise du patrimoine vivant », la CVC produisait des chaussures pour le bas et le milieu de gamme, luttant sur des marchés où les productions asiatique et africaine règnent sans partage, avec plus de 80% du marché. « Sans ce rachat, l’usine de Champigneulles, aurait sûrement été amené à disparaître car l’activité est en perte de vitesse depuis plusieurs années », a indiqué le directeur général de la CVC, Etienne Ménéguz. Le salut passait par une montée en gamme et c’est visiblement le choix qu’ont effectué les Allemands du groupe Hanse Industriekapital (HIK).

Stratégie de la montée en gamme

Holding basée à Hambourg, la société a déjà injecté des fonds dans des secteurs aussi divers que la distribution de logiciels, la sous-traitance automobile, l’injection plastique, la technologie médicale, le traitement des métaux, le textile de mode, la fabrication d’outils ou encore les services médicaux.

Bouclé le 23 décembre 2016, le rachat de la CVC a été conclu dans de bonnes conditions pour la PME française : pas de licenciement, les fonds propres sont reconstitués, et le capital social se monte aujourd’hui à 12 millions d'euros. Un soulagement pour les 147 salariés de la CVC qui vont devoir maintenant donner la pleine mesure d’un outil de travail entièrement modernisé en 2005. Lancée par le groupe Vivarte qui n’a pas pu aller au bout de l’idée, la montée en gamme sera donc pilotée par le groupe HIK, spécialisé dans le retournement. « On ne peut plus fabriquer en France des chaussures vendues à moins de 275 euros la paire, c’est pourquoi tout le marché de masse est parti en Asie », estime Etienne Ménéguz.

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