La Caisse d'Epargne Hauts-de-France et Bpifrance s'allient pour l'internationalisation des PME régionales
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La Caisse d'Epargne Hauts-de-France et Bpifrance s'allient pour l'internationalisation des PME régionales

La Caisse d'Epargne Hauts-de-France et Bpifrance viennent d'officialiser, à travers la signature d'un partenariat, leur association pour accompagner l'internationalisation des PME régionales.

— Photo : Elodie Soury-Lavergne, le Journal des entreprises

Ce mardi 28 novembre, la Caisse d'Epargne Hauts-de-France et Bpifrance ont signé une convention de partenariat. L'objectif ? Encourager le développement à l'international des entreprises régionales.


Deux années de travail en commun

"On travaillait déjà ensemble depuis deux ans environ", indique Elodie Secq, ingénieur international pour la Caisse d'Epargne Hauts-de-France. Elle ajoute : "L'idée est de rendre les choses officielles, dans une logique gagnant-gagnant". Les deux partenaires espèrent ainsi faciliter la mise en place de solutions techniques et d'outils pour permettre aux entreprises de se développer en dehors de l'Hexagone. "Notre objectif est également de rendre l'international moins anxiogène pour les chefs d'entreprise. Nous voulons lever quelques freins psychologiques", précise François Codet, membre du directoire en charge du pôle finance de la Caisse d'Epargne Hauts-de-France.


La société O2feel déjà accompagnée à l'international

L'entreprise régionale O2feel, conceptrice de vélos électriques, a déjà profité de cet accompagnement commun. Son dirigeant, Grégoire Brunet, témoigne : "Grâce à Bpifrance, nous avons pu activer deux prêts de 150.000 euros dédiés à l'export, en 2014 et 2015. Cela nous a permis de nous développer sur le Benelux, qui représente aujourd'hui 10 % de notre chiffre d'affaires". Celui-ci s'élevait en 2016 à 6,3 millions d'euros, avec 20 salariés et Grégoire Brunet vise les 10 millions d'euros dès 2017. La PME travaille aussi, de manière occasionnelle, avec la Grèce, l'Espagne, la Suisse et le Canada. Sans cet accompagnement, l'aventure aurait été plus compliquée selon le dirigeant, ou du moins plus risquée : "Si l'expérience avait mal tourné, l'assurance Bpifrance aurait pris en charge la perte. C'est important car nous sommes une jeune structure et nous ne voulons pas que nos activités France souffrent d'un raté à l'export". O2feel envisage d'accélérer encore à l'international dès 2019, en direction de l'Espagne : "Nous allons démarrer avec un VIE, avant d'implanter une filiale en propre", précise le dirigeant.

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