La Blanchisserie du Maine voit double avec la reprise de SLI en Vendée
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La Blanchisserie du Maine voit double avec la reprise de SLI en Vendée

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Détenue par la famille Georges, la Blanchisserie du Maine vient de réaliser deux opérations de croissances externes. L’entreprise lavalloise a racheté la blanchisserie SLI en Vendée, ainsi qu’une société en Sarthe axée sur le linge de restauration, Nett’Mans.

À Laval, La Blanchisserie du Maine dispose de deux unités de production spécialisées (santé et autres) pour gérer chaque jour 50 tonnes de lignes d’entreprise — Photo : Frédéric Gérard

À la Blanchisserie du Maine, on lave le linge en famille. Voilà 25 ans que Magali et Luc Georges ont repris l’entreprise créée par les grands-parents, qu’ils ont repositionnée de pressing à blanchisserie industrielle. Un pari gagnant qui a permis à l’entreprise lavalloise de grandir. Depuis 2000, la PME est ainsi passée de dix salariés à 200 aujourd’hui. La fille du couple, Léontine, et son conjoint, Timothée Blottière, sont désormais dans l'opérationnel. Ce qui a incité les dirigeants à poursuivre la croissance avec une double acquisition.

Les 30 millions d’euros de CA dépassés

La Blanchisserie du Maine vient de racheter deux sociétés représentant l’équivalent de leur activité. La plus importante est SLI, en Vendée. La SAS Laverie de l’Île a été fondée à Noirmoutier en 1997, avant de s’installer sur le continent en 2015, dans une unité de 5 000 m2 située à Beauvoir. La société vendéenne réalise 11 millions d’euros de chiffres d’affaires. Un montant qui s’ajoute aux 19 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisé par la Blanchisserie du Maine.

Magali et Luc Georges (au centre) développent la PME lavalloise Blanchisserie du Maine depuis 25 ans. Ici avec leur fille Léontine et son conjoint Timothée Blottière, tous deux en charge de la direction des opérations — Photo : Frédéric Gérard

Des liens étaient déjà tissés

"Ce sont les cédants, les frères Maurice, qui sont venus nous trouver pour vendre. Nous nous connaissions à travers le groupement (NDLR : Big ou Blanchisseurs Indépendants Groupement, réseau de 22 blanchisseries industrielles créé en 2024 pour peser face aux grands groupes nationaux qui couvrent 50 % du marché). Nous étions deux entreprises familiales, avec le même ADN. Et nous avions déjà commencé à partager certains clients, afin de gagner en réactivité dans les appels d’offres et de pouvoir toucher de nouveaux clients plus importants", raconte Luc Georges.

De la saisonnalité en plus, liée au tourisme

Chez SLI comme pour la Blanchisserie du Maine, les métiers sont les mêmes et la typologie des clients est proche, avec de gros volumes traités pour l’industrie agroalimentaire, des établissements de santé, des laboratoires et des établissements d’hôtellerie et restauration ouverts à l’année.

Toutefois, SLI a la particularité de lier son activité au tourisme local. Du fait d’une grande saisonnalité, pour servir les acteurs de l’hôtellerie et de la restauration sur la côte, l’organisation du site ne peut donc pas être calquée sur le reste de l’activité du groupe. À Beauvoir, l’équipe en place, habituée à gérer ces fluctuations, a été maintenue. Luc Georges est présent plusieurs jours par semaine, accompagné du cédant jusqu’à la saison estivale.

Apprendre à gérer la variation des flux

"Avec nos 450 clients, nous fonctionnions à Laval de manière assez linéaire, tout au long de l’année. Chez SLI, c’est différent : parmi les 750 clients, beaucoup d’établissements indépendants ne sont ouverts que de mars à novembre", explique Luc Georges. En fonction de la période de l’année, la production quotidienne du site vendéen varie ainsi de 25 à 37 tonnes de linge, pris en charge par 130 salariés permanents, organisés en deux équipes, épaulés d’intérimaires en pleine période estivale. À Laval, la production s’élève à 50 tonnes de linge par jour.

Un établissement pour les plus petites commandes

Dans le même temps, La Blanchisserie du Maine s’est également renforcée au Mans, avec la reprise de la blanchisserie Nett. Ce site, beaucoup plus modeste, va pouvoir offrir de la souplesse dans la gestion des flux du groupe.

En 2021, la Blanchisserie du Maine avait déjà repris La Parisienne en Île-de-France. Cet établissement est orienté vers les comptes hauts gammes, les grands hôtels parisiens ou encore les restaurants étoilés. "Le site du Mans va sans doute progressivement reprendre cette activité, plutôt que de ramener ces volumes de linges à Laval, prévoit Luc Georges. Le site du Mans nous offre une complémentarité pour gérer les petits volumes, dans le secteur de la CHR (hôtellerie-restauration) notamment. Ce qui est plus difficile à prendre en charge dans les sites automatisés avec des tunnels de lavage, à Laval et Beauvoir."

Des synergies à explorer

La Blanchisserie du Maine possède aussi des plateformes logistiques et de stockage des linges loués à Évreux, Rennes et aux portes de Paris.

Après avoir digéré la première saison estivale chez SLI en Vendée, les dirigeants mayennais anticipent déjà les synergies qui pourront se mettre en place entre leurs différentes unités. "Nous aurons des atouts pour remporter des contrats dans le Grand Ouest auprès de clients plus importants", se projette Luc Georges. Les chaînes d’hôtellerie et de restauration, représentant de gros volumes via plusieurs établissements à la fois, pèsent ainsi de plus en plus dans le portefeuille des blanchisseries industrielles.

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