Kimya, une entreprise du nantais Armor Group (2 500 salariés, 436 M€ de CA), ferme son site industriel basé aux Sorinières, près de Nantes, et dédié à l’impression 3D industrielle. Une quinzaine de postes est impactée. Lancée en 2017, l’activité de Kimya s’articule autour de trois piliers : la production de pellets et filaments thermoplastiques haute performance prêts à l’emploi (Kimya Materials), le développement des matériaux d’impression 3D sur mesure à haute valeur ajoutée (Kimya Lab) et l’accompagnement des industriels dans leur projet de fabrication additive (Kimya Factory). Ce marché, caractérisé par une croissance beaucoup plus faible que prévu, est touché de plein fouet par la crise économique, avec des volumes de vente de machines neuves en baisse, ne laissant présager aucune perspective d’amélioration significative à moyen terme.
Demande insuffisante et concurrence étrangère
" À la suite de la crise du Covid-19, les maîtres mots de réindustrialisation et production locale laissaient présager un avenir prometteur à notre activité. Cependant le marché, tant au niveau mondial, européen que français, a rencontré de nombreuses difficultés, en particulier une demande insuffisante et une vive concurrence étrangère. De plus, le marché peine à se structurer, générant de grosses instabilités tant du côté des fabricants d’imprimantes que des utilisateurs. En outre, l’impression 3D industrielle souffre d’une image de technologie du prototypage, frein certain au passage à l’échelle industrielle. Pour toutes ces raisons et dans ce contexte qui ne laisse présager aucun signe de croissance forte à moyen terme, il n’est plus possible pour Kimya de continuer son activité, entraînant la fermeture de notre site industriel", explique Benoît Stoeux, directeur général de Kimya. Hubert de Boisredon, président du groupe Armor indique, pour sa part, avoir pris la décision d’arrêter l’activité de Kimya au regard des pertes significatives subies par cette filiale et après avoir recherché sans succès des investisseurs potentiels ces dernières semaines.
Pour mémoire, Armor Group, à travers sa filiale Armor Battery Films, a récemment investi 35 millions d'euros dans une nouvelle usine, qui fabriquera des composants stratégiques pour les batteries à La Chevrolière, près de Nantes. L'industriel nantais s'est, en revanche, délesté de son activité de films solaires organiques, non rentable.