Concoctée à Lanester, près de Lorient, la pâte à tartiner de Kâliner est une première en France. Elle est fabriquée sans aucun des 14 allergènes majeurs (fruits à coques, arachides, protéines de lait, gluten, œufs, …) recensés en France. Lancée il y a un an, la marque se développe aujourd’hui fortement en France et attaque l’Europe. Portée par trois associés, Arnaud Durat, Sébastien Chanoir et Erwan Le Roux, l’idée est née d’une problématique. "À l’âge de 26 ans, j’ai développé une grave allergie aux fruits à coques. Quand on est pâtissier, que l’on travaille le praliné, exercer son métier n’est plus possible. Ce qui, pour moi, n’était pas concevable", se remémore Arnaud Durat qui a porté cette idée avant d'être rejoint par ses deux associés.
Les trois chefs d'entreprise se mettent alors en quête d’un praliné sans fruits à coques. Le salut viendra d’un produit bien connu en Bretagne : le sarrasin. Travaillé et torréfié selon leurs propres recettes, il constitue aujourd’hui ce praliné au centre de leurs recettes.
Objectif : 2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025
Une fois ce praliné maîtrisé, le trio issu du monde de la pâtisserie et de l’agroalimentaire, a développé deux recettes de pâtes à tartiner bios. Une orientation qui ne doit rien au hasard. "Nous, les Français, sommes les premiers consommateurs de la plus célèbre pâte à tartiner du monde (NDLR : source Nutella)", révèle Arnaud Durat. Installés à Lanester, ils peuvent produire jusqu’à 2000 pots par jour et pourraient fabriquer jusqu’à 4 000 pots quotidiennement avec leur outil de production actuel. Leurs produits sont commercialisés dans les réseaux Biocoop, Biodis ainsi que dans des épiceries fines. Les dirigeants sont orientés vers des marchés BtoB mais s’ouvrent aussi au BtoC via leur site e-commerce. "Aujourd’hui, nous enregistrons des demandes au Luxembourg et au Canada, précise le pâtissier. Nous développons aussi des dosettes pour les croisiéristes. Demain, ces dosettes pourraient aussi intéresser les hôpitaux par exemple." De 800 000 euros de chiffre d’affaires aujourd’hui, ils visent les 2 millions d’euros de vente dès 2025. Leur outil de production est conçu pour être évolutif.
Une innovation qui a séduit les allergologues français
Outre, leurs pâtes à tartiner, les dirigeants ont aussi élargi leurs gammes de produits vers des tablettes de chocolat fourrées et des chocolats. "Le chocolat se consomme toute l’année, il peut aussi être décliné pour des occasions spéciales comme Noël, la fête des Mères, la Saint-Valentin. Les possibilités sont infinies", détaille Sébastien Chanoir.
L’accélération des ventes est liée à leur innovation mais aussi à la caution donnée… par les allergologues eux-mêmes. Fait rarissime, le trio a été convié à participer au congrès national des allergologues qui s’est tenu, en avril, à Paris. "Ils ont été séduits car nous apportions des solutions à celles et ceux qui souffrent de ces allergies", résume Sébastien Chanoir.
La marque Kâliner a su convaincre également de par les garanties qu’elle offre. L’entreprise a sélectionné des fournisseurs qui garantissent que les différents ingrédients qu’ils livrent n’ont jamais été en contact avec l’un des quatorze allergènes majeurs identifiés. "Les allergies alimentaires touchent plus de 350 000 personnes en France aujourd’hui et on estime qu’en 2050, 50 % de la population mondiale souffrira de ce type d’allergie", conclut Arnaud Durat.