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Kalent facilite le recrutement via l’intelligence artificielle
Nantes # Recrutement # Innovation

Kalent facilite le recrutement via l’intelligence artificielle

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Kalent a pour ambition de faciliter et d’accélérer le recrutement en identifiant et en contactant les meilleurs profils grâce à l’intelligence artificielle. La start-up nantaise, créée en janvier 2024, finalise actuellement une levée de fonds pour attaquer le marché américain.

Édouard Vaudour est l’un des trois fondateurs de la start-up nantaise Kalent — Photo : Kalent

La start-up nantaise Kalent est née en janvier 2024, portée sur les fonts baptismaux par trois associés. Vincent Maillard de la Morandais a travaillé sur l’intelligence artificielle au ministère des Armées. Cédric Tournais, ancien président de Dailymotion, a également créé Doctissimo. Édouard Vaudour a travaillé chez Foodles comme expert en automatisation des ventes. "Il existe un parallèle entre utiliser l’intelligence artificielle pour aider des commerciaux à décrocher des rendez-vous et les recruteurs pour approcher des profils qualifiés. La conquête commerciale et la chasse de têtes participent de la même démarche", analyse-t-il. "Notre projet est de faciliter le recrutement en entreprise des équipes RH souhaitant internaliser le sourcing des candidats".

Gains de temps et économies

Pour ce faire, Kalent a développé un agent IA de recrutement. Résultant de l’IA générative, il peut, à partir d’une offre d’emploi, analyser des millions de profils aux compétences similaires dans le monde, pour faire ressortir les meilleures correspondances grâce à des filtres. L’agent IA de Kalent est également capable d’aider le recruteur à concevoir un message personnalisé et de l’adresser aux profils les plus intéressants, via plusieurs canaux de communication : e-mail, LinkedIn, WhatsApp. "Notre agent IA ne remplace pas les recruteurs. C’est un copilote qui assiste le recruteur, essentiellement lors des trois phases de recrutement que sont la sélection des profils, leur préqualification et la planification des entretiens. Ensuite, le recruteur prend la main en utilisant la marque employeur de l’entreprise pour attirer ces profils", explique Édouard Vaudour. L’automatisation du processus permet de gagner du temps et de l’argent. "Recruter via notre agent IA divise par quatre le temps moyen d’embauche et coûte 20 à 25 % moins cher qu’une mission traditionnelle de recrutement", avance le dirigeant. Généraliste, la solution proposée par Kalent est adaptée à tous types de postes et d’entreprises. La jeune pousse a ainsi aidé Vinci à recruter des conducteurs de travaux, Foncia à recruter des gestionnaires de copropriété ou encore Devoteam pour des développeurs. La start-up cible également les ETI et PME, comme l’éditeur de logiciels nantais VIF. "Notre agent IA peut aider à trouver des talents sur des fonctions en pénurie en région, comme les experts-comptables", affirme le dirigeant.

Conquête du marché américain

Les ambitions de Kalent ne se limitent toutefois pas à l’hexagone. La start-up française souhaite se développer sur le marché nord-américain, accompagnée dans cette démarche par Business France. "Une dizaine d’entreprises canadiennes et américaines a repéré notre solution et souhaite l’utiliser. Nous avons déjà recruté un "country manager" pour l’installer dans une ville américaine qui reste à définir", indique Édouard Vaudour. Kalent veut avancer vite. La jeune entreprise vise un chiffre d’affaires d’un million d’euros et la rentabilité dès 2025. Pour accélérer son développement, elle finalise actuellement une levée de fonds. Kalent sera peut-être aidé dans cette démarche par sa récente sélection dans le magazine Challenges parmi les 100 start-up dans lesquelles investir.

Nantes # Recrutement # Intelligence artificielle # Innovation # Start-up # Levée de fonds