Le groupe américain a annoncé en novembre la fermeture de son site rouennais de production de batteries d'automobiles. Sur fonds de crise internationale et de restructurations en chaîne dans le secteur de l'automobile, le groupe américain Johnson Controls a annoncé la fermeture dans un délai de trois à six mois de son site de production de batteries de Grand-Quevilly qui emploie deux cent quatre-vingts salariés. En cause donc, selon la direction du groupe, la chute du marché de l'automobile qui entraîne pour Johnson Controls une surproduction génératrice de stocks: le groupe veut réduire ses capacités de production actuelles en diminuant de sept millions le total de sa production établie aujourd'hui à quelque trente millions d'unités. Pour le site quevillais et ses 3,5millions de batteries produites annuellement, le couperet tombe.
Un CA en augmentation de +10%
Une décision stratégique qui intervient quelques semaines après que le groupe a annoncé avoir réalisé «une année record», selon les propres termes du président du conseil d'administration Stephen A.Roell: soit un chiffre d'affaires 2008 de 38,1milliards de dollars en progression de +10% sur un an, pour un résultat net de 979millions de dollars. Avec notamment une croissance des ventes de +7% pour l'activité batteries du groupe que Johnson Controls justifie par une augmentation des prix de vente qui aurait permis de compenser la baisse des commandes. G.D.