L
e nouveau Casino Joa de Montrond-les-Bains a ouvert le 15novembre. Pouvez-vous nous présenter ce nouvel établissement?
C'est un bâtiment de 4.500m² qui représente un investissement de 15millions d'euros. C'est aussi et surtout le premier casino nouvelle génération de Joa avec un concept ludique et innovant se caractérisant par une offre multi-loisirs.
C'est-à-dire?
Outre un espace de jeux avec 225machines à sous, 9 tables de jeux traditionnels et une roulette électronique unique dans la région, ce nouveau
casino Joa est aussi composé d'un bowling, d'une discothèque, d'un bar lounge, d'un restaurant, d'une brasserie artisanale, d'une salle de séminaires, d'une salle de jeux d'arcades, d'un endroit que l'on appelle le "chaudron" et qui permet d'assister à la retransmission d'événements sportifs dont les matches de l'ASSE.
Pourquoi une telle diversification d'activités de loisirs? Notre objectif est de devenir la marque qui va contribuer à changer le regard des gens sur les casinos. Joa est aujourd'hui le 3e opérateur français. Notre ambition, ce n'est pas de devenir le numéro2 ou le numéro1. C'est en renvanche d'être la marque qui va bousculer un peu les codes du métier et faire en sorte que les gens découvrent que le casino est un espace de loisirs et une destination faite pour tous les types de publics: hommes, femmes, jeunes ou moins jeunes.
L'idée, c'est d'ouvrir le casino à un public plus large?
C'est exactement ça. Aujourd'hui le taux de pénétration des casinos en France est de l'ordre de 12%. Cela veut dire qu'il y a un peu plus d'un français sur dix qui fréquente un établissement de jeux dans l'année, alors que sept Français sur dix jouent à un jeu de la Française des Jeux. À travers cette démarche, nous cherchons donc à élargir notre cible.
Cet élargissement de cible devrait se traduire par une augmentation de votre chiffre d'affaires. Quels sont les objectifs avec ce nouveau casino? L'objectif à court terme c'est d'avoir une croissance de l'ordre de 5% sur l'activité des jeux et de 40% sur les métiers de loisirs et d'être capable d'atteindre un chiffre d'affaires de 30millions d'euros à horizon cinq ans. Avec l'ancien casino, nous étions à 24millions d'euros de chiffre d'affaires.
Une telle croissance dans un contexte de crise, ce n'est pas un peu trop ambitieux? Nous nous sommes fixés comme objectif de faire 1.000 entrées par jour. C'est effectivement un objectif ambitieux compte tenu de la conjoncture globalement perturbée et de la tendance du secteur. Il faut savoir que le marché des casinos est en baisse structurelle depuis quatre ans. En 2007, c'est la mise en application du contrôle d'entrée qui est venu heurter l'activité. En 2008,s'est s'ajoutée la loi anti tabac, et enfin, la crise économique qui sévit depuis 2009.
D'autres investissements sont prévus en 2013 à l'échelle du groupe?
Nous avons remporté récemment deux appels d'offres. Le premier à la Seyne-sur-Mer dans le Var où nous avons ouvert cet été un casino provisoire, le temps de construire un casino définitif. Le second concerne la construction d'un casino dans la Marne où nous avons obtenu le permis de construire et où nous sommes dans l'attente de l'autorisation de jeux du ministère de l'Intérieur. Parallèlement, nous continuons le développement de notre plateforme de jeux en ligne, qui avec les paris sportifs, les paris hippiques et le poker, est la plus large proposée sur le marché français.
Propos recueillis par Gilles Cayuela
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