Qu'est-ce qui vous a poussé à créer Codiac en 1979?
J'ai toujours eu cette envie dans la tête. Il fallait que je trouve l'opportunité, le marché et le produit. J'ai toujours été un homme de challenge. C'est ce qui m'a poussé à créer Codiac. J'ai commencé tout seul dans un local de 6m² et j'ai fini par avoir une entreprise qui générait 30M€ de chiffre d'affaires et qui employait 150 salariés.
Justement comment arrive-t-on à rebondir et à se lancer dans une nouvelle reprise après cette expérience de 25ans?
Avec Norpack l'Emballage industriel, je voulais me prouver que je pouvais recommencer petit. Ce fut plus difficile que je ne l'aurais imaginé. Le marché n'était plus trop porteur. Mon expérience dans la grande distribution m'a permis de me remettre en question. C'est ce qui m'a permis de développer Codiac et aujourd'hui Norpack. Les réseaux m'ont beaucoup apporté dans mon expérience entrepreneuriale.
Pourquoi vous êtes-vous autant investi dans les réseaux?
J'ai toujours voulu m'investir à fond dans les expériences sur lesquelles j'avais misé. Quand je suis entré au Centre des jeunes dirigeants, c'était pour me sortir de la solitude du dirigeant et pour prendre du recul. Ensuite, je me suis investi car dans un réseau tout devient possible.
Que vous ont apporté les différents réseaux où vous êtes passé?
Ils m'ont apporté des valeurs, celles des hommes et de l'entreprise. Le CJD m'a permis d'aller porter des projets au niveau national, notamment celui portant sur l'employabilité des salariés. Au niveau local, j'ai pu voir que dans notre région, tout le monde va dans le même sens quand il s'agit de développement économique.
Vous êtes l'un des fondateurs du salon Créer et président de la Créativallée, pourquoi vous y investir?
La région est le berceau de grands réseaux. Il fallait aussi mettre en place un rendez-vous de la création unique en son genre. Nous allons arriver à la troisième édition et on espère qu'elle va surfer sur la même réussite. Nous comptons accentuer l'accompagnement sans délaisser la partie création. Notre ambition est qu'il devienne un salon européen à part entière. La Créativallée est aussi un bon moyen de véhiculer tous les atouts de la région et tous nos savoir-faire. Les ambassadeurs sont les plus crédibles pour le faire.
Présent aussi à l'agence pour la création d'entreprises, à Oséo et à la CCI Grand Lille, comment arrivez-vous à gérer toutes ces casquettes?
J'ai d'abord une femme formidable qui accepte ces différentes obligations. J'évite aussi d'oublier mes priorités entrepreneuriales. Il faut d'abord que je fasse tourner mon entreprise. Dans mes responsabilités à la chambre et autres obligations patronales j'ai la chance de m'appuyer sur des gens de talents. Je ne me substitue jamais aux opérationnels.
Enfin, allez-vous vous présenter aux prochaines élections de la CCI pour succéder à Bruno Bonduelle?
À partir du moment où l'aventure est belle, je souhaite effectivement en faire partie. Maintenant nous verrons comment cela va se passer le 19février. Il faudra voir les différents statuts que prendront les chambres territoriales et la CCI régionale. Après cela, je verrai si je soutiens quelqu'un ou si je me présente.