A 63 ans, Jacques Montano vient d'être réélu à la tête de la Chambre des métiers et de l'artisanat du Var, une institution consulaire qu'il entend défendre bec et ongle et rapprocher du monde artisan. Cet univers, il le connaît bien. Adolescent, il ne rêvait déjà en effet que d'une chose: devenir maçon. Cette vocation ne lui est pas venue par hasard puisqu'il confie «être né dans une gamatte et une truelle à la main en guise de hochet». Convaincu qu'un métier, c'est comme un mariage, il faut l'aimer, il épouse donc la maçonnerie. En 1983, après avoir gravi un à un les échelons, après avoir aussi poursuivi ses études et décroché un brevet de maîtrise, il reprend les rênes de l'entreprise familiale avec ses deux cousins. Mais l'entrepreneur aime les challenges et n'hésite donc pas longtemps lorsqu'un ami l'invite à rejoindre les rangs de la Capeb. Au fil des ans, il accepte les responsabilités sans sourciller et devient président de la Capeb en 2000.
À l'écoute des artisans
Un an plus tôt, il intègre aussi la CMA du Var. Et, en 2005, il endosse le rôle de trésorier avec l'idée qu'aux prochaines élections, il se consacrerait intégralement à sa famille. Mais fin 2008, Michel Serra, alors président, disparaît: «Il fallait que je continue son combat». Décidé en 2010 à «ne pas laisser tomber la chambre», il a été renouvelé dans sa fonction de président. Cette nouvelle mandature, il veut la consacrer à la défense des salariés de la chambre, à la rénovation des CFA pour les amener vers l'excellence. «La CMA ira aussi à la rencontre des artisans pour continuer à les faire grandir».