« C'est une longue suite de petites décisions malencontreuses qui ont amené cette terrible erreur, qui n'est absolument pas intentionnelle. Le mardi 2 décembre, nous avons commencé à recevoir par internet, notamment sur Twitter, des messages parfois insultant. Ils concernaient l'un de nos produits de nettoyage, destinés aux professionnels. Le Cyclone B. »« Une journaliste allemande avait assisté à la présentation du produit, qui allait être utilisé au Parlement européen à Strasbourg. La traduction du nom en allemand, « Zyklon B », ce gaz atroce utilisé par les nazis pendant la Shoah, l'a choquée et elle a posté un article sur son blog, sans nous contacter. De là, est parti un "bad buzz" sur Internet et sur Twitter. Nous avons été pris dans une spirale et complètement décontenancés. Dès le mercredi, il a fallu réagir très vite, y compris aux sollicitations de la presse. Or, nous sommes une PME d'habitude plutôt discrète. Ce n'était pas simple pour nous ».
De bio à B
« Il a fallu expliquer que nous ne voulions choquer personne. Le nom de ce produit n'a absolument rien à voir avec le gaz. La gamme cyclone existe depuis dix ans. Auparavant, nous avions une gamme Ouragan. Après le Cyclone Premium ou encore Mousse, nous avons créé le Cyclone Bio en 2010. Mais la direction départementale de la protection de la personne nous a demandé de changer car « Bio » est un label qui ne s'applique qu'à l'agriculture biologique. Le cyclone, comme tous nos produits écologiques, sont donc passés de Bio à B. »« C'est un malheureux concours de circonstance et une erreur bien involontaire. Nous ne faisons pas de traduction ni de recherches internationales sur les noms de nos produits car nous ne vendons qu'en France et en Belgique francophone ! Mais désormais, nous allons le faire ».
Changement de nom
« Nous avons aussi retiré le produit de notre site internet et renvoyé tout notre stock à l'usine pour changer les étiquettes. Nous allons changer le nom en faisant cette fois très attention. Nous travaillons en BtoB, donc c'est faisable. Ce sera sans doute toujours notre gamme cyclone mais avec un autre suffixe. »« Notre première erreur a été de ne pas bien vérifier ce à quoi cela pouvait correspondre. Nous avons été maladroits. Mais on a aussi été surpris par la violence des attaques. Des salariés, y compris de confession juive, ont été choqués par certaines insultes. On veut d'abord prouver notre bonne foi et calmer les esprits. Nous n'avons voulu heurter personne et nous sommes attristés de ce qui arrive. »
IPC
(Brest)Président : Hervé DohollouDirecteur général :Roland Belleil270 salariés32 millions d'eurosde chiffre d'affaires02 98 43 45 44