Réunis le 6octobre à l'école de management BEM par le préfet, chefs d'entreprise et représentants des pôles de compétitivité ont été incités à présenter des projets dans le cadre du programme ?Investissements d'avenir? financé par le grand emprunt national. L'enveloppe prévue de 35Md€, supervisée par le commissariat général de l'investissement, fait figure de train à ne pas manquer. Les projets notamment «innovants et collaboratifs» s'inscrivent particulièrement dans les cahiers de charges.
Appel à manifestation d'intérêt
«Plusieurs filières d'excellence sont concernées, a indiqué le préfet d'Aquitaine, Dominique Schmitt. Nous pouvons citer l'aérospatiale, la filière éco industrie et énergie ainsi que la filière industries et technologies de santé. Sans compter de bons projets locaux, par exemple, l'initiative de démantèlement de navires où Bordeaux est en position de leader». Un appel à manifestation d'intérêt avait permis d'ores et déjà à certains acteurs de postuler, tels que le pôle Xylofutur sur la thématique de l'éco-construction ou le pôle Avenia sur notamment le stockage et le captage de CO2. «D'autres projets mûrissent», a précisé le préfet. Dans la construction d'hélicoptère, un projet de démonstrateur technologique est à l'étude. Une réflexion structurant la filière aéronautique est en cours sur le recyclage des composites.
Un Institut commun avec Toulouse
De même Polinum, la plate-forme dédiée à la numérisation de fonds est aussi dans les starting-blocks, tout comme la plateforme Lynceo rassemblant les acteurs de la filière réalité virtuelle, le pôle Route des Lasers et le projet Alphamed en ophtalmologie.
En ce qui concerne la création d'un Institut de recherche technologique (regroupement de laboratoires publics et privés), qui aura une dimension supérieure à celle des pôles de compétitivité, deux dossiers de candidature avaient été proposés lors du premier appel d'offres test, l'un par Toulouse, l'autre par Bordeaux. «L'idée maintenant est de faire un projet commun. Il faut donner un nouveau souffle entre l'Aquitaine et Midi-Pyrénées. On ne va pas s'amuser à faire des sous-ensembles, ce n'est pas sérieux», a argué le préfet, sachant en effet que seule la création de 4 ou 5 instituts de recherche devrait être soutenue sur le sol français. Précision tout de même: tous les projets ne seront pas forcément collaboratifs. Les PME pourront aussi auprès de l'établissement public Oséo obtenir des contrats de développement, des prêts verts bonifiés... La sélection des candidatures se fera au premier trimestre 2011.
Les projets aquitains prennent corps pour répondre à l'appel d'offres lancé par le gouvernement dans le cadre du grand emprunt.