L'État a donné son accord, le 4avril, pour lancer le conventionnement de l'Institut de recherche technologique toulousain «Aéronautique, Espace et Systèmes embarqués» (IRT AESE). Un feu vert sous certaines conditions «qui ne posent pas de difficultés», assure André Benhamou, président de Tompasse, l'association qui représente les entreprises impliquées dans le projet. Ce nouvel organisme de recherche public-privé prendra la forme d'une Fondation de coopération scientifique (FCS). Elle disposera de 120M€ sur les trois premières années pour financer les premiers salaires et les premières plates-formes technologiques. D'ici à 2020, le budget totalise 290M€, à parité entre l'État et les entreprises. Cinquante-trois d'entre elles se sont d'ores et déjà engagées à contribuer au financement.
Le CEA et l'Onera ne seront pas membres fondateurs
Alors que de premiers statuts avaient déjà été signés par l'ensemble des porteurs du projet, l'Onera et le CEA ont finalement décidé de ne pas prendre le statut de membre fondateur de l'IRT. Les deux organismes butent notamment sur la mise à disposition de leurs salariés, un principe qui s'appliquera à tous les partenaires. «Cela ne change pas notre ferme intention de participer à l'IRT, nous trouverons une modalité», indique Xavier Clément, porte-parole pour le CEA. Par ailleurs, «sept entreprises dont Airbus, EADS, Thales, Liebherr, Safran, Actia, et une représentante du collège PME d'Aerospace Valley vont rapidement resigner les statuts de l'IRT, de même que le Pres, le CNRS et le Cnes», souligne André Benhamou. L'État pourra décréter la création de la fondation quinze jours plus tard.» Il restera alors à signer une convention avec l'ANR afin d'initier quatre des treize programmes de recherche prévus. Ils se dérouleront dans des locaux d'organismes fondateurs déjà implantés à Toulouse. Le bâtiment proprement dit de l'IRT, financé par les collectivités locales à hauteur de 25M€, n'émergera qu'en 2015 dans le cadre de Montaudran Aérospace. Il hébergera jusqu'à 200chercheurs, dont 80% issus des entreprises.
recherche Alors que seulement deux Instituts de recherche technologique sur huit ont été officiellement lancés par l'État, le projet toulousain devrait l'être rapidement.