TMA, reprise fin 2011, met ce mois de juin sur le marché une valise de diagnostic pour tester les alternateurs de véhicules. « Cette activité nous amène à devoir investir sur un nouveau type de commerce, de marketing. Cela nous permet aussi de fédérer les sociétés rachetées. » Nicolas Boileau, cofondateur d'Intitek à Lyon en 2007, est un entrepreneur prolifique. La SSII lyonnaise qu'il préside aux côtés de trois associés fondateurs, s'est ainsi diversifiée dans l'ingénierie dès fin 2010, avec le rachat d'ABF, un bureau d'études lyonnais devenu Intitek ingénierie.
Relance d'Acrotecna
En mars dernier, le groupe a fait un pas de plus avec le rachat d'Acrotecna (4 M€ de chiffre d'affaires en 2012), à Villeurbanne, dont il a repris 55 personnes sur 63. « Cette acquisition nous renforce car Acrotecna réalise le même métier qu'Intitek ingénierie, mais sur des cycles plus complets, et apporte de nouveaux clients dans le domaine de l'énergie et du nucléaire. » Acrotecna est ainsi capable de dessiner toutes les machines d'un atelier. Confortée par le rachat, elle a récemment signé un contrat pour la conception de 56 machines dans le domaine de l'automobile. « Ce projet valide le fait que l'on a bien fait de la reprendre. Nous sommes confiants dans le redressement de cette entreprise, qui était en redressement judiciaire, dès cette année. Ce qui est un schéma relativement rare », confie Nicolas Boileau. Le groupe est décliné en plusieurs entreprises : Intitek, la société mère, Intitek ingénierie, Intitek solutions et TMA. Propriété à 65 % de la holding d'investissement familiale Robinson participations, et à 30 % de ses salariés, Intitek emploie 470 personnes pour un chiffre d'affaires qui devrait atteindre 30 M€ en 2013, avec un résultat d'exploitation de 3 M€. Il intervient pour des clients comme le groupe Volvo (son premier client, pour de l'informatique et de la mécanique), Irisbus (ingénierie électrique, mécanique), Alstom, Michelin. En matière de systèmes d'information, il a pour références France télécom, la Caisse des dépôts, des caisses de retraite, des éditeurs de chaînes logicielles pour les hôpitaux et des clients variés. Avec TMA, il vise l'international. « Nous avons la capacité de faire des petites et moyennes séries de cartes électroniques et d'armoires électriques. C'est un bon vecteur pour se développer chez certains clients, comme EDF. » Intitek, présent sur la France au travers une dizaine d'agences et antennes, prévoit de poursuivre ce déploiement national.
Développement à Paris et en Pologne
Des ouvertures pourraient intervenir à Nantes et Toulouse. Par ailleurs, soucieux de se renforcer à Paris, il a récemment étudié une reprise d'entreprise de 200 personnes mais a préféré faire marche arrière, les audits ayant révélé des risques trop importants. Nicolas Boileau se lance donc sur d'autres opérations, qui pourraient aboutir à l'automne. « Nous employons la moitié de nos effectifs à Lyon et seulement 20 % à Paris. Vu le chemin et la taille que nous prenons, il ne faudra pas que ce déséquilibre perdure trop longtemps. » Les développements se projettent aussi hors de France avec l'ouverture d'une agence ex-nihilo en Pologne programmée pour cet été. « Nous travaillons déjà pour France télécom en Pologne et nous sommes en phase de recrutement d'un Polonais sur place. » Enfin, l'entrepreneur s'intéresse aussi au rachat d'autres sociétés de fabrication nécessitant des connaissances dans l'électronique, l'informatique et la mécanique appliquée au monde de la santé, pour concevoir un produit destiné au traitement des problèmes de sommeil. « C'est ma nouvelle idée... », conclut Nicolas Boileau dans un sourire.
Intitek
(Lyon) Président : Nicolas Boileau Chiffre d'affaires 2012 : 21,3 M€ 420 salariés www.intitek.fr