Intempéries : Le danger de l'après

Intempéries : Le danger de l'après

Après le choc, le deuil et les opérations de nettoyage, l'activité reprend progressivement pour le millier d'entreprises azuréennes impactées par les inondations meurtrières du 3 octobre. Pour autant, le danger n'est pas écarté. Les actualités se succèdent, la séquence émotion passe et l'on oublie les difficultés alors que les chefs d'entreprise ont toujours les pieds dans la glaise pour faire tourner la boutique. C'est ce qu'a tenu à souligner François Asselin, le président de la CGPME en visite de terrain le 9 décembre dernier. Il a rappelé qu'avant de retrouver un cycle d'exploitation normale, l'entreprise doit reconstruire son activité, retrouver et fidéliser sa clientèle, et cela demande du temps. Plusieurs exercices parfois. Or les taxes et charges diverses, elles, continuent de tomber, ce qui fait craindre au leader de la CGMPE l'arrivée d'une seconde vague mortelle. « On ne mesure pas les difficultés de l'après », témoigne Jean-Claude Camérini, propriétaire du golf de Biot dont le coût des dégâts atteint les 2,2 millions d'euros hors taxes, et qui doit faire face « à un déficit de 50% de ses réabonnements ». Une situation qui pose question car si l'on sécurise beaucoup le parcours du salarié, quid de celui du dirigeant ?



Gaëlle Cloarec @email