L'inquiétude sur le soutien effectif de l’État, évoqué par le président de la République lors de son déplacement du 5 octobre sur les communes azuréennes les plus dévastées, commençait à prendre de l'ampleur plus de trois semaines après le déluge. Une première réponse vient d’être apportée, avec la mobilisation par l’État d’une enveloppe de 10M€ au profit des biens non assurables des collectivités locales, en attendant l’évaluation précise des dégâts par la mission interministérielle dédiée sur place depuis le 26 octobre.
« Cette avance est accompagnée de mesures destinées aux entreprises comme l’activation du chômage partiel, l’analyse favorable des entreprises touchées dans le cadre des appels à projet FISAC, l’accélération du CICE et des remboursements de TVA, ainsi que l’instauration de délais de paiement pour les cotisations sociales », précise la Préfecture. De même, l'administration fiscale a reçu instruction d’examiner avec bienveillance les demandes qui lui seront adressées par les particuliers et les entreprises. Des délais de paiement pourront être accordés et des remises d’imposition étudiées dans les situations les plus difficiles.
La solidarité s'organise
Pour rappel, le premier bilan des conséquences économiques des intempéries fait état de 1.800 entreprises impactées, dont plus de 900 sinistrées, 10.000 emplois menacés pour une facture estimée, au bas mot, à 600 M€.
Ces premiers 10 M€ viennent s'ajouter aux divers fonds d'aide exceptionnelle lancé par la Région PACA (6 M€ dont 1,2 M€ dédié aux entreprises), le Département des Alpes-Maritimes (10 M€ dont 1 M€ pour les entreprises) et la CCI NCA (450 K€, dont 300 K€ piochés sur son fonds de réserve, 100 K€ provenant de la CCIR et 25 K€ de la CCI du Var). Par ailleurs, la CCI azuréenne prépare le lancement d’une campagne de crowdfunding sur la plateforme Galoo pour que les particuliers et entreprises puissent avoir la possibilité de faire un don, défiscalisable.