Le 25janvier, la Toulouse Tech Transfer est née. La création de cette entreprise fait suite à l'appel à projets lancé par l'État visant à lancer des Sociétés d'Accélération de Transfert de Technologies. Dotation obtenue par le PRES-Université de Toulouse: 70millions d'euros, à consommer sur dix ans. Sous la forme d'une SAS, cette société a été érigée sur des fonds baptismaux publics: le capital, d'un million d'euros, est partagé entre le PRES (42%), la Caisse des Dépôts et Consignations (33%) et le CNRS (25%). Mais le lancement de cette PME se fait d'ores et déjà avec un impératif de rentabilité, certes fixé à dix ans. Sa mission première? Être un catalyseur, une interface dynamique entre les entreprises, petites ou grandes, et les laboratoires publics, et faire émerger des technologies sur le marché.
Financer les applications pré-industrielles
La Toulouse Tech Transfer (TTT) va reprendre et développer fortement les missions déjà menées par plusieurs services de valorisation existants (Université Paul Sabatier, INSA, INPT, PRES Université de Toulouse et CNRS). Une partie de leurs effectifs sera intégrée dans la société, qui comptera, à court terme, trente personnes. Le P-dg de la société est Pierre Dufresne, précédemment directeur de l'Incubateur Midi-Pyrénées. Le positionnement de cette plateforme régionale d'innovation est réenvisagé, afin de trouver une bonne articulation entre les deux structures. Mission importante: le financement de la maturation des technologies. Jusque-là, bien souvent, lorsqu'une innovation était identifiée dans un laboratoire, celui-ci peinait pour trouver le budget nécessaire à l'élaboration d'un prototype, d'un démonstrateur plus proche d'applications potentielles. Autre nouveauté: la TTT sera un véritable acteur des PME innovantes issues des projets menés, jusqu'à entrer dans son capital. Mais elle aura vocation à en sortir dès la première levée de fonds, ce qui lui permettra d'obtenir un bénéfice en revendant ses actions.
Créer 3.000 emplois en 10 ans
Quant à la gestion de la propriété intellectuelle, elle sera inhérente aux activités de la société, mais celle-ci mettra l'accent sur les licences des brevets. Ces contrats encadrent l'exploitation commerciale qui en est faite par les industriels, ces derniers étant amenés - pas systématiquement - à reverser des «royalties» aux laboratoires. En Midi-Pyrénées, ces revenus représentent environ 500.000euros par an. Or, le business-plan de la TTT lui assigne de faire passer ce niveau à 20millions d'euros d'ici à dix ans. Un objectif ambitieux qui signifiera de l'émergence de 85 projets de transferts de technologies, d'une centaine de start-up, de déposer 100 brevets par an, et in fine, de créer 3000 emplois.
PRES-Université de Toulouse
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