«Les projets en cours vont aboutir; le reste est en stand-by!» C'est par ces mots que Stéphanie Renet (BNP Paribas Real Estate) résume la situation du marché de l'immobilier de bureaux à Rouen. Premier signe distinctif, le quasi-doublement de l'offre seconde main, alimentée notamment par la libération rive gauche de près de 11.000m² par France Telecom, qui entraîne une progression moyenne de l'offre de +40% sur un an. Côté neuf, la rive droite affiche 11.400m² de programmes neufs, dont 10.000m² portés par la Matmut (immeuble du Vauban, quartier Luciline). Sur la rive Sud, exceptés les 5.500m² en cours sur le boulevard de l'Europe (programme Matmut près de la prison Bonne Nouvelle), rien de très engageant à l'horizon, explique Stéphanie Renet: Signe des temps, «les projets sont gelés car les banques ne financent plus en dessous de 50% de précommercialisation!» Et pourtant, la demande bondit au 1er semestre de près de 13%, essentiellement pour des surfaces supérieures à 2.000m². Une demande «artificielle», rectifie Stéphanie Renet, «portée à 50% par des entreprises qui sondent le marché et renégocient leurs propres loyers!» Et si les transactions affichent une croissance de +27% sur un an, toujours au 1er semestre, c'est plus le faîte de relocalisation «intra-agglo» que d'implantations exogènes. Les délais de commercialisation ont pour leur part presque doublé sur la même période. Comptez en trois à six mois en moyenne.
G.D.
Une offre seconde main qui explose, des projets en stand-by, le marché rouennais subi la crise.