Immobilier de bureaux : Le marché nantais recule
# Immobilier # Conjoncture

Immobilier de bureaux : Le marché nantais recule

Coup de frein sur l'immobilier tertiaire. 79.000 m² de bureaux se sont échangés à Nantes en 2013. C'est 12 % de moins qu'en 2012.

Hormis l'exceptionnelle année 2011 (149.000 m²), il s'échange chaque année depuis 2007 à Nantes peu ou prou 90.000 m² de bureaux. Ce, jusqu'en 2013. L'an passé, les transactions d'immobilier tertiaire dans l'agglomération (79.000 m²) affichent en effet un recul de 12 %, selon les chiffres du Club immobilier Nantes Atlantique (Cina). « L'année a été un petit peu perturbée par la faiblesse de la croissance économique », commente Philippe Josse, le président du Cina. Les professionnels de l'immobilier nantais positivent. La cité des ducs résiste mieux que Rennes (-27 %). Il n'empêche, la moyenne nationale s'établit à -5 %... Pourtant, au Cina, on est loin de tirer sur la sirène d'alarme. D'une part, parce que Nantes, en termes de mètres carrés échangés, conserve la cinquième place des marchés de bureaux en région. D'autre part, parce le nombre de transactions, aux alentours de 230 en 2013, reste stable. Ce qui a surtout manqué l'an passé, ce sont des opérations clés en main, qui portent généralement sur de grandes surfaces.




Baisse d'attractivité ?

En 2013, seules sept opérations de plus de 2.000 m² ont été comptabilisées. Cela amène Philippe Josse à s'interroger sur une possible baisse d'attractivité du territoire : « Il y a peu d'apport de nouvelles activités ou de nouvelles entreprises. La dernière, c'était Fidélia ». Le centre d'appels parisien avait annoncé en 2009 son implantation, avec à la clé 400 emplois. Les professionnels de l'immobilier tertiaire pointent également du doigt l'absence de desserte LGV. « On va s'éloigner de Paris, à cause de Rennes et de Bordeaux », indique Philippe Josse. Contrairement à la cité des ducs, les deux autres métropoles de l'Ouest seront en effet desservies par des lignes ferroviaires à grande vitesse. La perte d'attractivité de la métropole sera l'un des thèmes soulevés par le Cina dans son livre blanc qui sera dévoilé en ce mois d'avril. Si Nantes bénéficie de deux locomotives en immobilier neuf (la zone Armor à Saint-Herblain et le quartier de la gare à Nantes), le vieillissement d'une partie du parc de bureaux nantais interroge les professionnels du Cina. Le phénomène touche en particulier la zone industrielle de Carquefou et Nant'Est Entreprises. Il contribue à l'augmentation du stock de bureau disponible sur l'agglomération. Il est aujourd'hui constitué de 180.000 m², dont 117.000 m² de deuxième main.

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