Présent en Chine depuis 2014 avec l'ouverture d'un bureau à Shanghai, Solina y a ses premiers clients depuis 1997. Le spécialiste breton des goûts et textures pour l'industrie agroalimentaire (notamment pour les produits carnés et autres plats préparés) dispose depuis cette année, sur place, d'une équipe dédiée de deux Européens et quatre Chinois. "C'est un marché à fort potentiel pour nous. L'industrie de la viande est récente en Chine, mais avec des investissements massifs. Il y a un travail à faire sur les ingrédients, les technologies des produits... Nous pouvons aider à ce travail de savoir-faire", a indiqué, à l'ambassadeur de Chine qu'il recevait le 7 avril, Eric Terré le président du groupe breton de 1.000 salariés (CA 2015 : 315 M€).
Une usine chinoise dans deux ans ?
A la question d'ouvrir une usine chinoise, puisque Solina a déjà 11 sites de production partout ailleurs et travaille avec 75 pays pour 18.000 clients, Eric Terré a répondu à son hôte par un scénario possible à moyen terme... "Nous avons ouvert à Shanghai il y a trois ans et sommes en train de démarrer un nouveau centre de R&D en Thaïlande, pour être plus proches de nos clients en Asie, explique-t-il. A ce jour, la Chine représente 1.500 tonnes pour Solina. Pour ouvrir une usine, il nous faut 3.500 tonnes. Nous savons que nous allons devoir discuter d'une usine pour le marché chinois d'ici deux à trois ans", ajoute Eric Terré, qui a sollicité le soutien de l'ambassadeur face aux réglementations chinoises.