Le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine a décidé de s’appuyer sur l’ingénierie juridique et fiscale de la Fondation de France, avec qui il a noué un partenariat, pour lancer sa propre fondation. Elle est présidée par Olivier Auffray, premier vice-président de la caisse locale. L’objectif de l’établissement bancaire est de donner « plus de lisibilité », dans « une réflexion plus globale », selon les termes de sa présidente Marie-Françoise Bocquet, à ses multiples actions engagées de longue date sur le territoire, au profit d’initiatives locales d’associations notamment.
300.000 à 400.000 € par an
Chaque année, un budget de 150.000 à 200.000 € y est consacré ; le Crédit Agricole a par exemple remis ce mois-ci 122.000 € à six projets associatifs. « L'ensemble des budgets sont bien entendu repris et nous serons globalement sur une enveloppe de 300.000 à 400.000 €, explique la présidente. Nous n’avions pas de fil conducteur. Nous avons pris une orientation sur deux thématiques : le développement professionnel et économique des Bretilliens ; et leur bien-vivre autour de la santé, du vieillissement, du logement... Nous voulons aussi privilégier un axe prioritaire : les jeunes. » Une initiative est déjà retenues en lien avec le CHU de Rennes : le soutien au fonds Nominoë (150 K€ sur 3 ans à raison de 50 K€ par an).
Trois à cinq comités par an
Trois à cinq fois par an, des projets seront sélectionnés par un comité exécutif composé de quatre administrateurs de la banque dont Mario Piromalli (du fonds pour la jeunesse Yao!), d’un représentant de la Fondation de France, de deux de la Vie Mutualiste et ouvert à trois personnalités extérieures (Loïc Frémont du réseau malouin Si tous les ports du monde, l’ex-président du Ceser Alain Even et de Maryline Boizard de la fondation Rennes 1).