Depuis le 1erjanvier 2011, le Centre René Gauducheau à Nantes et le Centre Paul Papin à Angers ont fusionné pour donner naissance à l'Institut de cancérologie de l'Ouest (ICO). Un rapprochement qui a entraîné une remise à plat de tous les accords et usages existants. «Les discussions ont été longues. Mais, après deux ans de travail, on arrive au bout!», lâche Nicole Bouwyn, DRH à l'Institut de cancérologie de l'Ouest. Pour mener à bien les négociations, deux gestionnaires RH ont été recrutés. Un comité central d'entreprise a également été créé au premier trimestre 2011 et cinq réunions annuelles ont été organisées avec tous les membres des comités d'établissement. Sans oublier les réunions mensuelles entre la DRH et la direction. «Tout n'a pas été simple. Il a fallu expliquer, réunir les partenaires sociaux et le personnel des deux établissements pour expliquer nos choix. Le principe directeur était que les salariés ne perdent pas en conditions de travail, ni en avantages», explique Nicole Bouwyn.
Des principes communs
«On prend le temps qu'il faut pour harmoniser l'ensemble des processus». Des zones d'équilibre ont ainsi été trouvées dans l'organisation du travail avec «plus de souplesse». Un accord d'aménagement du temps de travail a été conclu. «Avant la fusion, les salariés nantais avaient 23 jours de RTT et ceux d'Angers 15 jours. Les mêmes principes s'appliquent désormais à tous». Idem pour la politique d'évaluation, de santé au travail, de gestion des carrières... Concernant les régimes de prévoyance et de retraite complémentaire, «nous sommes partis sur de nouvelles bases pour une meilleure harmonisation, comme les classifications car, selon les sites, certains métiers étaient mieux rémunérés que d'autres». En revanche, pas question de faire «un copier-coller» de toutes les organisations existantes. «À Nantes, les soignants en chirurgie travaillent en douze heures le week-end, ce qui n'est pas le cas à Angers. Le but n'est pas de dupliquer systématiquement les pratiques d'un site à l'autre». Aujourd'hui, les fondations sont posées mais le projet n'est pas totalement achevé. «Il nous reste l'accord de nuit à finaliser, certaines pratiques à harmoniser dans la politique de santé au travail et de gestion des compétences...»
Née du rapprochement de deux établissements de santé, la création d'ICO a demandé un gros travail d'harmonisation RH.