Seul concurrent d'EDF pour la construction et l'exploitation du parc éolien qui verra le jour au large de Saint-Nazaire, Iberdrola annonce avoir signé un accord avec STX et Eiffage. Celui-ci porte sur la fabrication des fondations de type jacket des éoliennes que l'énergéticien espagnol compte installer au large de Saint-Nazaire et de Saint-Brieuc. S'il gagne ces deux marchés, 196 fondationsde 600 tonnes -100 dans pour les Côtes d'Armor, 96 pour l'Estuaire de la Loire-devront être construites. De quoi générer «la création de plus de 500 emplois industriels directs», indique le groupe dans un communiqué diffusé... quelques heures à peine après qu'EDF a annoncé renoncé aux jackets de STX!Les fondations seront donc construites par STX à Saint-Nazaire et par Eiffage, éventuellement à Brest, si le projet de reprise du chantier de réparation navale finistérien Sobrena par le groupe français aboutit. Au total, l'énergéticien ibérique estime que s'il remporte les deux marchés, il contribuera à la création de 4.000 emplois. Notamment au sein d'Areva, qui fournira l'intégralité des éoliennes des deux parcs de la pointe Ouest de la France.
Bataille médiatique
Au-delà de l'appel d'offres français, Iberdrola assure qu'il donnera à STX et à Eiffage «l'opportunité d'accéder à des contrats récurrents et conséquents à l'export». Avec son allié britannique Res, l'Espagnol annonce 17.000 mégawatts de projets d'éoliennes en mer en Europe, principalement au Royaume-Uni. C'est six fois plus que les cinq premiers champs éoliens français réunis. Depuis que les groupements ont remis en janvier leurs offres au gouvernement, ils n'ont jamais été aussi présents dans les médias. Ils se livrent aujourd'hui à une véritable surenchère par presse interposée. Pour le gouvernement, l'éolien en mer doit permettre de créer des emplois industriels en France. Ce critère pèse pour 40% de la note de l'appel d'offres. C'est autant que le prix de rachat de l'électricité que les consortiums ont proposé au gouvernement. Aujourd'hui, chaque consortium essaie de prouver que son offre est la plus génératrice d'emplois en France. On estime, on promet, on se positionne. Pas un mot en revanche sur le prix de rachat de l'électricité. Trop stratégique pour être divulgué. Mais cet élément pèsera aussi très lourd dans la note finale, surtout vu l'état désastreux des finances publiques.
Énergie Seul concurrent d'EDF et d'Alstom pour le parc éolien de Saint-Nazaire, l'énergéticien espagnol fera fabriquer ses fondations jacket chez STX.