C'est un fait: depuis plusieurs années, le prix du gigaoctet (espace permettant de sauver des données informatiques) baisse, pour flirter avec la barre de 80 centimes pour une prestation basique. Voilà qui pourrait laisser s'installer un certain laxisme chez les entreprises, tentées de capitaliser sur cette aubaine pour engranger et stocker les données de sauvegardes sans discernement. Mais attention, avec l'informatisation massive des documents, la banalisation des supports vidéos et audios dans les échanges, la demande en espace explose: une étude IDC prévoit ainsi qu'en 2011, il y a aura dix fois plus de données numériques à stocker que cinq ans auparavant! Du coup, les dépenses de stockage méritent d'être maîtrisées, sous peine de voir la facture salée. Les spécialistes préconisent ainsi de ?nettoyer? tous les deux ans ses données et de supprimer des éléments superflus. «Attention au poids des images, vidéos et supports sonores. Ils prennent beaucoup d'espace et leur importance est souvent limitée», souligne Maxime Charlès, cofondateur du prestataire informatique rennais Provectio.
L'informatisation massive des documents conduit à une certaine boulimie d'espace dédié à la sauvegarde. Même si le prix du gigaoctet est à la baisse, un peu «d'hygiène informatique» s'impose donc.