Les concours d’innovation de l’État (dispositif de France 2030) ont désigné le 19 septembre dernier 177 lauréats nationaux. Parmi eux, huit sont des entreprises régionales. Du côté du concours I-Nov (opéré par Bpifrance en partenariat avec l’Ademe), soutenant des projets d’innovation de start-up ou de PME, quatre sociétés locales sortent du lot.
Voiture solaire et bateau électrique
La société rochelaise Avatar Mobilité a reçu un financement de 1 million d’euros (sur un projet à 2,3 M€). Créée en 2021, elle développe Ulive, une voiture électrique légère et solaire. Un véhicule d’une autonomie pour l’heure limitée (150 km à 90 km/h). L’entreprise cherche à obtenir un véhicule homologuable, en optimisant l’utilisation de matériaux recyclés, en rendant la batterie extractible et en développant un pare-brise léger. Son but à moyen terme : produire 10 000 véhicules à 10 000 euros hors taxes pièce. La promesse est de réduire drastiquement l’empreinte carbone du véhicule. La start-up est en train de boucler une augmentation de capital.
L’entreprise arcachonnaise Bluenav, qui développe des moteurs électriques et hybrides pour bateaux et des solutions logicielles d’aide au pilotage, a reçu 1,2 million d’euros pour travailler sur de nouvelles turbines et développer, pour sa branche logicielle, du partage de données, de l’IA et du machine learning (gestion de l’évitement, pilotage autonome, docking assisté, éco-pilotage prédictif).
Logistique verte et fertilité
L’entreprise bordelaise Atoptima est une deeptech qui développe des logiciels d’aide à la décision "basés sur l’intelligence de l’optimisation mathématique". Elle a reçu plus de 500 000 euros pour un projet de développement de "nouveaux modèles de logistique verte" (1,1 M€). Ils visent notamment la planification d’une logistique dédiée aux livraisons en ZFE de petits porteurs, l’optimisation de leur chargement et le "routage de véhicules électrique en gérant leur autonomie".
Enfin, la start-up girondine Sofia, qui a reçu près de 900 000 euros d’aide (sur un projet au coût de 1,98 M€), développe une plateforme numérique (utilisant l’IA collaborative) pour accompagner les parcours de fertilité. Elle développe le projet Fertigenomics, qui vise à "améliorer la compréhension de l’infertilité masculine et féminine grâce à la génétique".
Transferts de technologies
Le concours I-Lab a de son côté récompensé 4 entreprises. Dont la start-up limougeaude Damoclès Diagnostic (8 collaborateurs), qui développe un test de sensibilité aux antibiotiques sur prélèvement direct (sang, urine) à destination des laboratoires de microbiologie humaine et animale, en cours d’industrialisation, et qu’elle espère commercialiser pour la santé animale en 2025.
L’entreprise girondine Denergium (née en 2023), a aussi reçu un prix pour sa solution logicielle optimisant les performances et réduisant le bilan carbone du calcul haute performance et de l’IA. Elle promet une augmentation de 20 % de la capacité de calcul "sans serveur ou code supplémentaire" et vise notamment à réduire l’impact énergétique des data centers.
La start-up charentaise Inside Therapeutics, qui a bouclé une première levée de fonds (2,3 M€) en juin, a obtenu un prix pour sa machine d’encapsulation (dans des nanoparticules de lipides) de molécules thérapeutiques. La start-up prévoit de recruter 10 personnes dans les 18 mois et souhaite industrialiser sa première machine.
Enfin, la start-up Optikan, créée en 2021 à Blanquefort (Gironde), a été récompensée pour son scanner de contrôle non destructif dédié au contrôle et au tri automatisé de produits manufacturés. Elle a aussi levé 830 000 euros en juin dernier.