Hôtellerie-restauration : L'UMIH 44-49 dans le camp des légalistes
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Hôtellerie-restauration : L'UMIH 44-49 dans le camp des légalistes

Face à la guerre des chefs qui agite l'UMIH (Union des métiers et industries de l'hôtellerie), les sections départementales de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire

soutiennent la présidente Christine Pujol. Le dernier congrès national de l'UMIH, qui s'est tenu en novembre dernier à Nantes, a laissé des traces. Durant trois jours, les adhérents du principal syndicat hôtelier s'étaient déchirés entre les partisans de Christine Pujol, présidente élue de l'UMIH, et ceux d'André Daguin, son prédécesseur. Une assemblée générale extraordinaire improvisée avait même révoqué Christine Pujol et nommé André Daguin président confédéral intérimaire pour trois mois, le temps d'organiser de nouvelles élections. Des élections qui se sont tenues le 15mars pour porter Roland Héguy et Hervé Bécam à la tête du syndicat. Pendant ce temps-là, Christine Pujol menait un combat médiatique en s'auto-séquestrant dans son bureau parisien pour dénoncer le putsch du congrès de Nantes. La justice a finalement tranché, estimant que l'AG de Nantes avait été convoquée de manière irrégulière et en nommant un mandataire ayant pour mission de convoquer une assemblée générale extraordinaire afin de procéder à de nouvelles élections.




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Dans cette guerre des chefs, Christine Pujol a reçu le soutien de l'UMIH de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire. «Avec cette histoire, la profession passe pour une bande d'abrutis et de rigolos. Tout ça parce que certains se sont assis sur les statuts de l'UMIH pour procéder à une élection irrégulière lors du congrès de Nantes. Je ne suis pas pro-Pujol ou anti-Pujol. Je suis dans le camp des légalistes, ceux qui respectent le caractère d'une élection et les statuts du syndicat», explique Philippe Quintana, président de l'UMIH 44 et 49. Surtout, cette guerre pourrait bien décrédibiliser et affaiblir le syndicat hôtelier. «Une quinzaine de sections départementales adoptent comme nous cette position légaliste. Le problème, c'est que dans beaucoup d'autres ce sont les présidents départementaux, souvent des présidents honoraires retirés des affaires, qui tiennent encore les rênes sans que leurs adhérents n'aient leur mot à dire. Vu la situation, je suis donc assez inquiet pour l'avenir de l'UMIH », conclut Philippe Quintana.

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