Pour asseoir les ambitions d'Horus Pharma à l'export, il fallait passer par le recrutement d'un directeur marketing. Claude Claret, DG du laboratoire laurentin, en est convaincu. «Depuis 2003, je supervisais seul études de marché et actions promotionnelles. Aujourd'hui la société grandit et nous avons besoin de quelqu'un d'expérimenté». L'été dernier, le co-fondateur du laboratoire spécialisé en ophtalmologie passe donc par la case recrutement. Une lettre de David Van Pottelberge arrive sur son bureau au bon moment. «Je souhaitais m'investir dans une structure à taille humaine, explique le nouvel arrivant. Mes anciennes entreprises étaient d'excellentes écoles, mais elles n'avaient pas besoin de moi pour avancer». Le docteur en médecine vétérinaire, titulaire d'un CES d'ophtalmologie, peut se vanter d'avoir fait ses armes chez deux mastodontes de la santé animale: Royal Canin et Virbac. Des sociétés qui lui ont permis de négocier le virage: adieu clinique vétérinaire, bonjour marketing et communication.
Consolider la société
L'arrivée d'un directeur du marketing ne va pas tout bouleverser pour la société créée il y a sept ans. «Notre société est récente. Nous sommes dans une phase de construction, note Martine Claret, pharmacien responsable et présidente. Notre objectif est de consolider la structure». La stratégie commerciale et l'image de la marque devraient rester les mêmes. D'ailleurs, David Van Pottelberge ne tient pas à faire table rase du passé. «Les directeurs marketing ont souvent le même travers, une fois embauchés, ils veulent tout modifier, constate-t-il. Ce n'est pas mon cas. Je préfère bâtir sur l'existant. Une position différente serait égocentrique et coûteuse». Dans les mois à venir, David Van Pottelberge «épaulera Horus Pharma en fournissant à la force de vente les outils nécessaires». Son étude de la concurrence permettra à la société de développer des produits en phase avec le marché, alors que la formation continue offerte au personnel améliorera les performances.
En route vers l'export
Avec des bases consolidées, Horus Pharma part à la conquête de nouveaux marchés. «Nos priorités sont toujours l'innovation et l'exportation, précise Claude Claret. Nous réinvestissons à 150% dans la R & D. Par ailleurs, nous continuons de prospecter pour trouver des distributeurs en Europe et des partenariats aux États-Unis.» Les négociations ont déjà avancé dans l'Union, et les exportations devraient débuter courant juin. L'objectif, d'ici à trois ans, est de commercialiser une quinzaine de produits hors de l'hexagone. «Nous devons réussir ce virage, reprend le DG. Le chiffre d'affaires de notre société doit atteindre 30M€, dont la moitié à l'export». Pari ambitieux mais réalisable. Le laboratoire, bénéficiaire depuis 2008, affiche chaque année un taux de croissance à deux chiffres.
Le laboratoire Horus Pharma s'offre les services d'un directeur marketing. Une manière de structurer la société avant de partir à la conquête des marchés internationaux.