Metz
Hoora lève 1,1 million d’euros pour son application de scroll de jeux mobiles
Metz # Numérique # Start-up

Hoora lève 1,1 million d’euros pour son application de scroll de jeux mobiles

S'abonner

À Metz, Hoora lève des fonds pour déployer son application qui permet de faire défiler plus de 200 jeux mobiles. La start-up devrait ainsi recruter de nouveaux collaborateurs, pour être en mesure de déployer sa technologie aux États-Unis, puis envisager un second tour de table.

Basée à Metz, Hoora totalise plus de 100 000 téléchargements — Photo : Hoora

Développée à Metz, l’application de la start-up Hoora permet de scroller, ou de faire défiler des contenus, comme sur Tik-Tok. Mais à la différence de l’application chinoise, les utilisateurs d’Hoora ont accès à des centaines de jeux. Pour jouer, il leur suffit d’arrêter de faire défiler le flux de jeux et de cliquer sur le bouton play. Avec une première version lancée début 2024, Hoora (8 collaborateurs) a déjà été déployée en test en France, au Royaume-Uni, en Belgique et en Suisse. Comptabilisant plus de 100 000 téléchargements, la start-up franchit une marche supérieure en annonçant une levée de fonds de 1,1 million d’euros.

Le financement réunit des fonds d’investissement comme Kima Ventures, des entrepreneurs comme Mathias Salanon, Nicolas Steegmann, Jean-Guillaume Kleis, ou encore des experts de l’influence dont Arthur Kannas et Sophie Noël. L’opération a également attiré des influenceurs, parmi lesquels Charles Philip, Dany Graells Lehoucq et Johan Lelièvre. Lancée au printemps 2025, la levée de fonds a été clôturée en août 2025.

L’application Hoora donne accès à plus de 200 jeux, accessibles dans un flux — Photo : Hoora

Un développement aux États-Unis

"Cette opération nous permet d’accélérer notre développement et de consolider notre croissance en Europe avant d’aborder le marché américain, où nos premiers tests sont déjà prometteurs", avance Romain Mussault, fondateur et PDG de Hoora. À ce stade, Hoora compte 80 % d’utilisateurs francophones. D’ici début 2026, la start-up prévoit d’accélérer sur son développement aux États-Unis. "Il va nous falloir recruter, sur les parties techniques et marketing. Nous avons déjà un très bon CPI (coût par impression, NDLR), c’est-à-dire le prix qu’il nous faut pour capter chacun de nos futurs utilisateurs. En moyenne, cela nous coûte 10 centimes par utilisateur. En Europe, le CPI moyen est autour de 45 centimes. Maintenant, il faut poursuivre nos efforts à l’échelle européenne, puis mondiale", anticipe Nicolas Marchal, directeur des opérations et cofondateur de Hoora. La start-up prévoit près de 4 recrutements.

Si une partie des opérations marketing sont menées en interne par les collaborateurs de Hoora, une autre partie est assurée par les deux agences de marketing et d’influence créées Romain Mussault.

Flavien Marianacci, Romain Mussault et Nicolas Marchal sont les fondateurs du projet Hoora — Photo : Hoora

Vers une seconde levée

À plus long terme, Hoora envisage une seconde levée de fonds. "Nous avons déjà entamé quelques discussions. L’objectif sera de présenter aux investisseurs des résultats parlants sur la partie États-Unis", lance Nicolas Marchal. À ce stade, la start-up ne communique pas sur le montant de cette seconde opération.

Intégrer les développeurs

L’application de Hoora réunit actuellement 200 jeux. "Nous en avons encore beaucoup dans la besace, nous en postons régulièrement", décrit Nicolas Marchal. La start-up commande ces jeux à des développeurs indépendants et à des studios de développement. "Comme sur Spotify, notre application sert à mettre en relation des créateurs avec des utilisateurs", ajoute-t-il. L’application est gratuite d’installation, mais comporte des options payantes, pour avoir un abonnement ou un pass qui supprime les publicités, ou encore acheter des bonus dans les jeux.

Pour faciliter l’utilisation de l’application pour les développeurs, Hoora prévoit par la suite le développement d’une plateforme dédiée pour eux, leur permettant de publier directement leurs jeux et de générer des revenus. Ces derniers sont hébergés en HTML5, une version du langage HTML permettant de créer des sites web modernes : à chaque fois qu’un utilisateur choisit un jeu, une page web se lance. Un dispositif qui permet d’alléger grandement le poids de l’application. Comme sur Spotify, les créateurs de Hoora ont intégré un mode hors ligne, permettant aux utilisateurs de télécharger certains jeux pour pouvoir y jouer hors connexion. "Dans un marché mondial du jeu mobile estimé à plus de 90 milliards de dollars, Hoora s’impose comme une alternative au modèle traditionnel du téléchargement", avance la start-up.

Metz # Numérique # Start-up # Levée de fonds # International
Fiche entreprise
Retrouvez toutes les informations sur l’entreprise EASYWIN