Hongrie : Des opportunités?
# Réseaux d'accompagnement

Hongrie : Des opportunités?

La Hongrie, pays d'Europe centrale qui reste encore méconnu des Français, représente un marché et des opportunités intéressants pour nos PME. Décryptage. Dossier réalisé par Philippe Créhange

Affaiblie par des années de communisme, la Hongrie renaît de ses cendres. Visuellement, déjà, Budapest montre un visage relativement moderne. Tramway, centres commerciaux, les chantiers ne manquent pas. Et sur le plan économique, on sent des Hongrois avides de contacts. «C'est un pays intéressant à étudier dans sa phase de transition», souligne Alain Parmentier, vice-président de l'Union des Entreprises (UE35) en charge de l'international. «Les Hongrois sont très demandeurs. Ils ont envie de faire du commerce. L'agroalimentaire, l'automobile, il y a pas mal de secteurs où l'on peut avoir des liens. Il y a beaucoup de choses à faire. C'est le bon moment pour venir.» Reste que ce pays, qui n'est pas à l'euro, est encore fragile face aux aléas des bourses mondiales. Résultat, le problème premier est certainement le manque de solvabilité des entreprises hongroises. Abel Garamhegyi, secrétaire d'État hongrois en charge des relations économiques internationales, tente pourtant de rassurer. «Aujourd'hui, avec les troubles des marchés, toute une vague de spéculation a eu lieu et la devise hongroise a bien souffert. Mais ce ne sont pas les effets directs de la crise que nous subissons. Ce sont bien ceux de la spéculation. Et je suis persuadé que dans 9 ou 10 mois, il y aura beaucoup de capitaux sur les marchés», parie le secrétaire d'État. «La situation est difficile en raison du tarissement des liquidités, mais il n'y a pas d'inquiétude à avoir à long terme», complète Marie-Cécile Tardieu-Smith, chef des services de la Mission économique en Hongrie. Conséquence, les opportunités devraient se multiplier pour les entreprises françaises. Et les Bretons auraient bien tort de s'en priver. Car avec des secteurs clefs comme l'automobile ou les TIC, il y a des vrais ponts à dresser entre Hongrois et Bretons. Un exemple frappant: l'agroalimentaire. Alors qu'il y a des besoins énormes en ce moment en Hongrie, la part des importations hongroises de produits français dans ce domaine a baissé de 15% entre2006 et2007. Dans le même temps, elle progressait de 22% pour les produits allemands et 26% pour l'Italie! En tant que leader en France de l'agroalimentaire, la Bretagne «a donc réellement sa carte à jouer», comme le résume Joël Chéritel, président de l'UE35.

# Réseaux d'accompagnement