Autant dire que le Musée et ses collections ne peuvent se permettre de décevoir. Mais celle qui fut conservateur au musée des Beaux-Arts de Bordeaux, à l'origine du musée Goupil, directrice du musée d'Aquitaine et enfin chef de projet du musée national des cultures et de l'histoire de l'immigration à Paris en a vu d'autres. Pour le musée Confluence, Hélène Lafont-Couturier vise une fréquentation de 500.000 visiteurs par an dont 35 % de gratuits, avec un modèle économique qui s'appuiera sur de la location d'espace (deux auditoriums de 300 et 118 places, quatre salles de réunions et de réception de 350 m²...) ainsi que sur les redevances boutiques et restauration, sans compter le mécénat.
Budget de 18M€
Pour 2015, le budget prévisionnel est établi à 18M€ composé de 3M€ de recettes et 15M€ de subventions de la Métropole. Ce budget devra couvrir les salaires de 94 personnes, la préparation des futures expositions qui s'anticipent deux ans plus tôt, la fin de l'aménagement et la mise en place des différents outils de médiation.
Une ouverture scrutée au plus près. Ce 19 décembre, jour d'ouverture du Musée Confluence, Hélène Lafont-Couturier va sans doute retenir sa respiration. Le chantier de ce bâtiment conçu par l'agence autrichienne CoopHimmelb(l) aura pris, selon l'association Canol (association des contribuables lyonnais), 10 ans de retard et son coût initial aura été multiplié par cinq.