Hauts dirigeants : Fortunes diverses dans l'agro
# Conjoncture

Hauts dirigeants : Fortunes diverses dans l'agro

Un désaccord avec son actionnaire InVivo concernant le volet boursier du développement d'Evialis provoque le départ du P-dg Pierre Lefebvre. À la Cecab, un ex-DG a en revanche récemment obtenu gain de cause.

Lors du conseil d'administration du spécialiste de la nutrition-santé Evialis le 16décembre, des divergences ont éclaté entre InVivo, actionnaire depuis l'été 2007, et Pierre Lefebvre, P-dg depuis mars2005. Elles ont finalement conduit au départ de ce dernier. Deux augmentations de capital avaient été décidées: l'une à travers le rapprochement des activités de nutrition animale d'Evialis et d'InVivo, avec apports rémunérés par des titres. L'autre en cash. Mais Sofipar et Unigrains, partenaires d'InVivo ayant respectivement acquis 25% et 20% de Financière d'Evialis, ont refusé cette dernière augmentation sur la base des cours actuels, s'estimant lésés par rapport à leur investissement initial. Pierre Lefebvre a été provisoirement remplacé par Patrice Gollier, DG d'InVivo. «Mais la stratégie du groupe reste inchangée: développement international, innovation et optimisation du dispositif français», souligne Luc Peligry, directeur général opérations et finances. Evialis emploie environ 300 personnes dans le Morbihan, dont 250 à Saint-Nolff.




745.000 € d'indemnités

Parallèlement, on apprenait qu'un arrêt du 11décembre de la cour d'appel de Rennes donnait raison à Paul Guérault, ex-DG de la Cecab. Le Groupement d'intérêt économique coopératif - 1,4 Md€ de chiffre d'affaires, 6.000 salariés dont 4.000 en Bretagne - a été condamné à verser 745.000 € au prédécesseur de Jean-Michel Jannez à ce poste. Recruté fin 2004 pour succéder à Jean-Claude Le Roux, Paul Guérault avait appris son remplacement en avril2006 et son licenciement pour détournement et abus de confiance. La cour a estimé non conformes les conditions de la rupture du contrat de travail. Paul Guérault avait dans un premier temps été débouté par le conseil de prud'hommes de Vannes en février2007. «Lorsque nous aurons pris connaissance du texte de l'arrêt, nous examinerons les recours éventuels possibles avec nos conseilshabituels», commentait en fin d'année Guénolé Alix, secrétaire général du groupe Cecab. «Le groupe a formé un recours contre cette décision, qui n'est donc pas définitive», ajoutait tout récemment un porte-parole de la Cecab.

# Conjoncture