De Guebwiller à Dubaï, il n'y a qu'un pas. Un pas que les frères Hauth, Frédéric et Jean-François, ont franchi en décembre dernier, lorsqu'ils sont allés présenter sur un salon une pièce un peu spéciale. Un écrin en forme de diamant plaqué des essences les plus rares qui a la particularité de s'ouvrir et de dévoiler des petits compartiments de rangement. Les prototypes présentés ont séduit, les observateurs locaux voyant dans ces écrins une façon originale de présenter des bijoux, des chocolats, etc. Si un tel objet ne rencontrait sans doute pas un vif succès en France, l'export permet, dans ce cas, de «libérer notre savoir-faire», estime Frédéric Hauth, «de réaliser des pièces plus extravagantes, mais aussi plus techniques». Il doit aussi permettre d'assurer la pérennité de l'entreprise. Le carnet de commandes se maintient pour l'instant mais les frères Hauth avouent que leur activité traditionnelle de fabrication de meubles a plutôt tendance à se tourner vers des produits à base de panneaux en aggloméré au détriment du bois massif, à plus forte valeur ajoutée. D'où l'enjeu de sortir des sentiers battus avec des objets haut de gamme qui, à l'export, peuvent se vendre à partir de 1.500euros pièce. Jean-François et Frédéric Hauth espèrent bien que les contacts noués lors du salon de Dubaï déboucheront d'ici à la fin du premier semestre. «En fonction des volumes et de la montée en puissance, nous organiserons notre approche de l'export», poursuit Jean-François Hauth. «L'idéal serait de pouvoir travailler en direct, sans intermédiaire, grâce à internet et aux salons sur place». Si l'expérience est concluante, il sera alors temps de tenter l'aventure en Europe de l'Est ou en Asie.
Jean-François et Frédéric Hauth veulent faire de l'ébénisterie familiale une championne de l'export.