Hausse de 13,07% de la TP : Le coup de gueule des patrons
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Hausse de 13,07% de la TP : Le coup de gueule des patrons

Après l'écotaxe, le patronat costarmoricain se mobilise à nouveau pour dénoncer la hausse de la taxe professionnelle votée par le conseil général. Ils demandent aux collectivités territoriales de faire preuve de davantage de modération pour fixer leur taux d'imposition 2009.

«Une décision sidérante et contre-productive en cette période de crise.» Christian Blais, président de l'union des patrons costarmoricains ne mâche pas ses mots pour dénoncer la hausse de 13,07% de son taux de taxe professionnelle par le conseil général. Même s'il reconnaît conserver de bonnes relations avec Claudy Lebreton et ses équipes, Christian Blais n'en démord pas. «Les premières victimes de cette envolée vont être les TPE et PME des Côtes-d'Armor qui ne profitent pas du plafonnement du montant de la TP. Tous les jours, des adhérents nous alertent sur les risques, à moyen terme, que va engendrer cette fiscalité supplémentaire.»




Une compétitivité amoindrie

Le patron des patrons s'interroge également sur les écarts constatés dans les taux de TP entre les quatre départements bretons: 11,33% en Côtes-d'Armor, 7,59% dans le Morbihan, 8,26% dans le Finistère et 9,71% dans l'Ille-et-Vilaine. «Cette situation nuit à la compétitivité de nos structures. Les arbitrages pour les chefs d'entreprises costarmoricains multi-sites en Bretagne seront plus clairs. Ils préféreront investir là où la pression est moindre.» Dans ce contexte, le patronat appelle les communautés d'agglomérations et les communautés de communes du département, qui pèsent en moyenne 55% de la TP payée par les entreprises, a conservé les taux 2008. «Nous faisons appel à la responsabilité des acteurs politiques pour ne pas pénaliser davantage les entreprises. À terme, ce sont les rémunérations des salariés, voire les emplois, qui sont menacés. En effet, pour une entreprise industrielle, la TP globale payée correspondant environ à 1 mois de masse salariale. Nous demandons à nos institutions, comme peuvent le faire les ménages et les entreprises en période de crise, de s'adapter leurs dépenses.»




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