Dirigé par Jean-Éric Valli, le groupe Start basé à Orléans est composé de huit radios locales dont trois sont présentes sur les ondes bordelaises: Sud radio, Wit FM (rachetées toutes deux en 2005) et Black Box qui fêtera ses 20 ans en 2011. Exclusivement girondines, ces deux dernières réalisent respectivement 8,5 et 5 points d'audience cumulée en 2010. Au total, l'ensemble des radios du groupe réunit plus de 2millions d'auditeurs chaque semaine sur 120 fréquences. En 2009, le groupe Start a réalisé un CA de 25M€. 95% des revenus des radios proviennent de la publicité. «Nos radios ne peuvent pas vivre uniquement de la pub locale, gérée par notre régie Pubaudio, explique le président. C'est pourquoi nous avons créé en 1992 le GIE «les indépendants pour faire le poids sur le marché publicitaire national, face aux grandes radios.» Actuellement, il regroupe plus de 120 radios locales et permet à Start de se financer à 50% avec la publicité nationale. «Nos radios musicales gagnent de l'argent, affirme Jean-Éric Valli, même si le rachat de Sud radio a un peu fragilisé le groupe.» Quelles sont les perspectives d'avenir? «Notre but est avant tout de pérenniser l'antenne en obtenant plus de fréquences. À présent, nous visons des villes comme Paris, Lyon, LeMans ou encore Clermont-Ferrand».
Un développement mesuré du numérique
L'avenir c'est aussi le numérique dans lequel l'investissement se fera de façon prudente et mesurée. «Le numérique, on va l'inventer au fil de l'eau», relativise le président de Start. À l'exception de Black Box, les radios de Start ont toutes un site internet et une application pour Smartphone. «On est à un moment intéressant de l'histoire de la radio. Avec le numérique, les radios locales peuvent étendre leur audience, contrairement aux radios nationales, déjà présentes presque partout.»