L'histoire du groupe Michel est familiale. La troisième génération a pris les commandes de l'entreprise de nutrition animale en 2009. Avec les envies des nouveaux patrons du XXIe siècle : innover et exporter, tout en défendant les valeurs d'un savoir-faire local.Le Groupe Michel fabrique des aliments pour les porcs, ruminants, porcelets et volailles, sur trois sites en propres. Il s'est adossé à un réseau de PME partenaires pour gagner en compétitivité et proposer aux agriculteurs une alternative privée à la gestion en coopérative.
Un partenariat sur Yffiniac
Le groupe Michel compte ainsi 21 entreprises (détenues en propres ou bien où il est majoritaire au capital, sauf pour Coréal, à Yffiniac) dans l'Ouest de la France, couvrant la Normandie, la Bretagne et les Pays de la Loire. Elles mutualisent certains services pour amortir les variations de charges, notamment sur les matières premières.« Depuis fin 2012, nous avons consolidé ce développement grâce à un accord de partenariat de sous-traitance avec Glon-Sanders », souligne Matthias Michel. Car l'entreprise distribue plus de volume (725.000 tonnes d'aliments par an) qu'elle n'en produit (360.000 tonnes par an sur deux usines). « Ils ont les sites de fabrication là où nous n'en avons pas, sur les Côtes d'Armor, le Finistère et le Morbihan. »
Des bureaux à Loudéac
Si le Groupe Michel dispose de son propre service R & D, pour élaborer les aliments selon la physiologie des animaux, il va n'a de cesse d'innover. En témoigne son engagement dans la santé animale avec le projet Earlypig aux côtés d'Hervé Gabillet et l'ancien dg du Gouessant, Jean-Yves Cornec (cf. article du JDE 22 d'octobre 2013). « Nous voulons travailler sur des produits en rupture avec notre métier de l'aliment autour d'une vocation internationale ».Pour cela, les trois acteurs prévoient la construction d'un site de fabrication en propre à Loudéac pour un investissement de deux millions d'euros. « le site sera indépendant des nouveaux locaux dans lesquels nous venons d'emménager. Nous venons en effet de créer un centre opérationnel des activités bretonnes pour nos activités commerciales et de sous-traitance sur Loudéac. »
Mieux communiquer
En attendant que ce pôle R & D ne prenne son envol, le groupe Michel a mis en place un pôle communication pour « promouvoir le savoir faire et la qualité de nos filières de production locales de manière directe auprès du consommateur. » Via les sites Certiferme (pour les éleveurs) et I-terroir (grand public), il veut « surfer sur l'engouement des Français pour l'univers de la cuisine et du terroir. »Le groupe rappelle que 47 % de la volaille consommée en France est importée. « Nous pouvons ne plus être dépendants de l'étranger, estime le dirigeant. Nous voulons augmenter les standards de qualité et le faire savoir. On peut imaginer redevenir exportateur sur des produits plus qualitatifs. La communication de notre métier, c'est l'enjeu des 20 prochaines années ».
Groupe Michel
(Saint-Grégoire)Président : Matthias Michel200 salariésCA 2012 : 350 M€02 23 25 09 71