"Notre entreprise est en capacité de pénétrer dans les zones à faibles émissions bien que notre activité porte essentiellement à l’extérieur des ZFE", explique Valérie Jimenez, présidente du groupe familial (700 salariés, 100 M€ de CA, 444 cartes grises). Anticipant les nouvelles réglementations, elle précise : "Nous avons adopté une stratégie d’achat de flotte à faible émission, au gré du renouvellement des véhicules tous les trois ans. L’intégralité de notre flotte répond à la norme Euro 6 et par conséquent, nous n’avons que des véhicules Crit’air 1 ou 2". Cette préparation a été possible grâce à une veille technologique réalisée par le service technique.
Priorité aux alternatives
Pour les prestations intra zone, qui concernent essentiellement Toulouse et Paris, le groupe Jimenez veut privilégier les véhicules aux énergies vertes, dont ceux utilisant le B100, le gaz, ou le XTL. Depuis trois ans, le groupe se dote progressivement de camions alimentés par des énergies alternatives. Aujourd’hui, ils représentent 5 % du parc. Cette politique a permis d’anticiper le surcoût engendré et de le lisser dans le temps. "Le groupe va probablement continuer sa stratégie d’évolution vers les modèles "green" avec des véhicules électriques", évoque Valérie Jimenez. Ces investissements s’accompagnent de la formation des collaborateurs (aux nouvelles technologies et à l’écoconduite). Malgré cette approche volontariste, ces adaptations ne se font pas sans accroc. La dirigeante, par ailleurs présidente déléguée du Medef 31, regrette le dialogue difficile avec les pouvoirs publics : "Il y a un désaccord sur la gestion du renouvellement de la flotte, explique-t-il. On nous demande de remplacer les camions par des véhicules moins polluants mais qui finance ?"