Jean-Pierre Denis
Président du Crédit Mutuel Arkéa Quels sont les principaux indicateurs du groupe pour l'année 2011?
On a un niveau d'activité (le PNBA) en croissance importante. Il s'établit à plus d'1,7 Md€, porté pour l'essentiel par la croissance organique du groupe. C'est une performance d'autant plus remarquable que le coût du refinancement a progressé singulièrement en 2011. Le résultat brut d'exploitation progresse de 6,1% à 514M€ grâce à une maîtrise de nos frais généraux dans un contexte où le groupe continue d'investir et de recruter. C'est aussi un record dans l'histoire du Crédit Mutuel Arkéa. Le résultat d'exploitation est en progression de 16% sous l'effet de la diminution du coût du risque principalement sur le marché du particulier et de l'agriculture (il est toutefois trois ou quatre fois plus important qu'il ne l'était dans les années2006 et2007). Pour autant, il ne faut pas y voir un relâchement de notre politique de provisionnement.
Qu'en est-il du résultat net part du groupe?
Il progresse de 6% à 290M€. Là aussi, c'est un chiffre record, après une année 2010 qui l'était elle aussi. Le résultat net vient en déduction des impôts et notre charge a plus que doublé dans les comptes du groupe, ce qui explique la différence de progression entre le résultat d'exploitation et le résultat net. Il faut comparer ces résultats à ceux des autres banques publiés ces dernières semaines et qui oscillent entre -23% et -77%. La solidité du groupe se mesure aussi à travers les fonds propres, notamment les parts sociales. Elles sont en progression de plus de 20% en 2011 au bilan du groupe. Au total, la collecte augmente de 270M€.
Le groupe est-il exposé à la dette souveraine?
Nous sommes très peu exposés au risque grec. Notre exposition, dans l'hypothèse où l'Italie, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande et la Grèce viendraient à faire défaut, ne dépasse pas les 157millions d'euros, soit 0,2% de la taille du bilan.
- TROIS QUESTIONS À