Grève à la Cooperl : La direction se défend

Grève à la Cooperl : La direction se défend

Alors que la grève vient de reprendre ce 31 mars dans l’ensemble des outils Cooperl, la direction du numéro un du porc en France a choisi, contrairement au dernier conflit, de communiquer en amont sur sa position.

Un virage à 180°. Extrêmement discrète lors du premier conflit social de début mars, qui avait vu les outils industriels tournés au ralenti pendant 12 jours, la direction de Cooperl Arc Atlantique prend les devants en terme de communication alors que vient de débuter, ce 31 mars, une nouvelle grève.

« Nous avons tenu nos engagements, précise, avec fermeté, Patrice Drillet, éleveur et président du numéro un du cochon en France. L’appel de l’intersyndicale à bloquer à nouveau les abattoirs et les outils de transformation casse l’accord du 11 mars qui avait permis de renouer le dialogue. Ces personnes doivent clairement réfléchir à cette décision car cela les rendra responsable des conséquences économiques de la grève ».

Le soutien à Emmanuel Commault
Au travers cette communication proactive, Cooperl apporte son soutien « plein et entier à son directeur général Emmanuel Commault ». Sans vouloir opposer adhérents et salariés, Patrice Drillet rappelle « que les éleveurs continueront à soutenir le développement des outils de travail et le maintien de l’emploi. Toutefois, un abattoir qui tourne au ralenti, c’est encore des pertes supplémentaires pour les adhérents dont seulement 5 % gagnent encore de l’argent chaque mois. Les autres enregistrent, faute d’un prix de revient suffisant, des manques à gagner compris entre 5.000 euros et 10.000 euros par mois. »

Avec cette reprise du conflit, la direction de Cooperl conforme que cela « libère l’entreprise de ses engagements notamment l’étalement, sur six mois, des pertes de salaires liées au premier conflit. Cette grève ne va faire qu’affaiblir notre coopérative et la pérennité de nombreux emplois. »