Jean Vaylet, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Grenoble vient d'être nommé P-dg de l'ancien site d'Atmel à Rousset, repris depuis 2010 par l'Allemand LFoundry. Le groupe a, courant septembre, démis de ses
fonctions le président du site, Jean-Pierre Delesse, avant de le réintégrer comme directeur des opérations marketing, en charge de l'accélération du développement des activités de LFoundry, au plan mondial.
LFoundry chercherait un repreneur pour le site
Les solutions de Jean-Pierre Delesse pour tirer l'entreprise de Rousset de ses difficultés financières n'auraient pas été retenues. Depuis cette date, les salariés, par le biais de leur comité d'entreprise, demandaient sa réintégration à Rousset et menaçaient LFoundry d'une grève illimitée. LFoundry chercherait un repreneur pour son site qui fait face à un fort mouvement social. Une plainte contre X a en effet été déposée en février dernier au nom du comité d'entreprise de la société, du syndicat CFDT métallurgie et de trois de ses délégués devant le procureur d'Aix-en-Provence, qui s'est dessaisi en juin au profit du parquet de Paris, où se trouve le siège de la société en France.
Ancien DG d'Atmel France
Les plaignants estiment que plus de 20 millions d'euros ont été transférés de façon irrégulière vers le groupe allemand, laissant l'entreprise française en grande difficulté financière. Il y a tout juste un an, trois cent salariés de l'usine protestaient déjà contre ce qu'ils appelaient un pillage du site. « Ils nous ont pris notre trésorerie, qui se montait à 15 millions d'euros. Tout cela pour acheter des machines sur leur site de Landshut, en Bavière, afin de sauver cette entreprise à la dérive. Des machines qui étaient censées augmenter notre production, mais dont l'implantation n'était pas prévue. Les Allemands nous ont pillés. Il faut arrêter le massacre», rapportait alors notre confrère de Var Matin. Jean Vaylet, connait bien le site de Rousset, puisqu'il avait déjà occupé la direction générale d'Atmel France, ainsi que celle du site de Grenoble, dans les années 2000.