Saint-Étienne
Good Patate : L’appli stéphanoise qui veut « ubériser » le contenu de l’assiette
Saint-Étienne # E-commerce # Innovation

Good Patate : L’appli stéphanoise qui veut « ubériser » le contenu de l’assiette

Le projet de mise en relation entre jardiniers amateurs et consommateurs locavores veut monétiser la production des millions de jardins potagers français.

La passion française pour les jardins potagers a fait germer une nouvelle idée chez le serial entrepreneur stéphanois Daniel Damart, un consultant en stratégie, au passé d’industriel pur jus (ex-dirigeant d’Haulotte Group).

Reconverti dans le capital-risque en créant un fonds d’investissement dédié aux start-up rhônalpines en 2011 (Veymont Participations), il attrape à son tour le virus de l’entrepreneuriat en créant coup sur coup l’entreprise Wakka, opérateur d’externalisation de prestations informatiques off-shore en Afrique, et Arsenic Diffusion, un intermédiaire entre les petites maisons d’édition et les libraires.

Ce touche-à-tout s’attaque donc aujourd’hui à la mise en relation entre des particuliers passionnés de jardinage, qui ne savent que faire de la surproduction de leurs potagers, et des consommateurs désireux d’avoir accès à une production locale de fruits et légumes à des prix raisonnables.

« Blablabouffe »

Incubée au sein du cluster des entreprises de la filière numérique en Auvergne-Rhône-Alpes, « digital league », sous le nom rigolo et universel de Good Patate, cette appli devrait offrir un débouché, inexistant à ce jour, pour les cinq millions de jardins potagers en France.

« Je suis parti d’un constat simple : les concepts de désintermédiation marchent d’autant mieux qu’ils répondent à un besoin essentiel : se loger avec Airbnb, se déplacer avec Blabacar et Uber…, explique Daniel Damart. Or, la nourriture n’a toujours pas fait l’objet d’une application de ce type, accessible sans abonnement (type AMAP) et sur le même principe de simple connexion entre l’offre et de la demande ».

Encore faut-il que ce « Blablabouffe » passe du stade d’idée prometteuse à celui de projet à la faisabilité éprouvée, et arrive à dépasser les freins d’ordre réglementaire, sanitaire ou logistique qui pourraient menacer sa viabilité. C’est justement à cette fin que l’entrepreneur a confié le dossier à Isara Conseil, la branche de l’école d’ingénieurs agronomes lyonnaise spécialisée en études de marché de la filière food tech.

Le résultat des études quantitatives et qualitatives devrait aboutir tout début 2018. S’il arrive à passer haut la main cette phase de test, le projet Good Patate devrait être déployé au premier trimestre 2018, avec une première période pilote d’expérimentation dans la région stéphanoise. Le serial entrepreneur de 54 ans devrait passer ensuite à une phase de déploiement plus industrielle et lever des fonds à la mesure des ambitions d’une application révolutionnaire.

Saint-Étienne # E-commerce # Innovation