Alpes-Maritimes
GITR France : Rugby Centric et Helper Choice, vainqueurs par KO
Alpes-Maritimes # Activités culturelles et événementiel

GITR France : Rugby Centric et Helper Choice, vainqueurs par KO

Trente et une start-up se sont présentées fin janvier sur le ring de la finale France du concours international Get in the ring organisée par BA06 à l'Azur Arena d'Antibes. Et ce sont les azuréennes Rugby Centric et Helper Choice qui ont remporté les combats dans les catégories poids légers et poids moyens. Zoom sur ces championnes qui participeront à la finale monde programmée à Singapour au printemps prochain.

Rugby Centric, championne France catégorie poids légers, s'attache à numériser l'industrie du rugby

Avec Get in the ring (GITR), Rugby Centric sort du bois. "Il est vrai que jusqu'à présent nous avons développé notre produit dans l'ombre", concède Guillaume Bourda. L'occasion GTIR a donc, selon la formule consacrée, fait le larron, d'autant que la jeune pousse azuréenne n'a pas loupé son entrée puisqu'elle représentera au printemps prochain la France, dans la catégorie poids légers, lors de la finale monde de Singapour. Ses armes ? Deux applications web, Player+ et Coach+, disponibles en français et en anglais, destinées aux joueurs de rugby et aux entraîneurs. La première consiste en une plateforme gamifiée permettant au joueur de planifier sa préparation, d'évaluer sa forme physique, de suivre l'évolution de ses stats ou encore de comparer ses performances. "Environ 200 joueurs européens amateurs l'ont utilisée pour des programmes de pré saison en 2016", indique Guillaume Bourda. La seconde, destinée aux entraîneurs, s'attache au management d'équipes, de la création de programmes de préparation physique au suivi des joueurs via des systèmes de tracking et d'analyse vidéo. Deux pilotes d'un an sont actuellement en cours auprès de l'équipe espoirs du RC Toulon et des Blues d'Oxford University RFC. "L'objectif dans un premier temps est de trouver d'autres clubs partenaires afin de valider le concept", confie Guillaume Bourda qui vise en particulier les centres de formation, niveau amateur et semi-pro. Il sera ensuite question de lever des fonds pour accélérer le développement et, à terme, couvrir l'ensemble des joueurs, "même pros".

Helper Choice, championne France catégorie poids moyens, veut disrupter le marché des travailleurs domestiques

Helper Choice n'est pas encore azuréenne, mais cela ne saurait tarder. C'est en effet à Nice que la jeune pousse, née en 2012 à Hong Kong, veut implanter en 2017 ses volets techniques et administratifs et, par la même occasion, ouvrir son activité à l'Europe. À savoir, la mise en relation, via une plateforme dédiée, des travailleurs domestiques migrants avec des employeurs. « À l'origine Helper Choice s'est créée sur une mission, celle de permettre aux travailleurs domestiques migrants d’avoir accès aux conditions d’un marché du travail équitable, sans avoir à passer par des intermédiaires plus ou moins douteux, et de permettre aussi aux employeurs de trouver facilement et rapidement le bon ou la bonne candidate », explique Florian Garivier, cofondateur de la jeune pousse de 6 personnes, déjà présente dans huit pays et qui revendique 150 000 membres en Asie et au Moyen-Orient, deux zones géographiques qui concentrent la majorité des 12 millions de travailleurs domestiques migrants dans le monde. « Les besoins existent aussi en Europe même si chaque pays a sa propre réglementation en la matière ». D'où sa volonté d'attaquer le continent par quatre premiers pays cibles (Italie, Espagne, Royaume-Uni, Suisse) avec un focus particuliers sur les expatriés (35% de sa clientèle) de retour au pays et qui souhaitent conserver le système des "helpers". « Notre objectif est de disrupter cette industrie composée encore aujourd'hui d'une multitude de petites agences aux pratiques archaïques et pas toujours recommandables, de peser en terme de lobbying auprès des instances internationales pour que les lois protégeant ces populations soient respectées et de former une communauté de helpers », reprend le dirigeant qui entend doubler de taille d'ici à la fin de l'exercice en cours. Et cherche à lever des fonds - 2 millions d'euros - auprès « d'investisseurs qui comprennent ce qu'est une entreprise sociale, qu'elle peut parfaitement être solide et profitable à condition de s'inscrire dans la durée ».

Alpes-Maritimes # Activités culturelles et événementiel