« Les chefs d’entreprise du BTP ou du transport ont le moral au plus bas. Et les industriels n’ont plus confiance en l’avenir ». Ainsi Jean-François Cledel, président des Medef Gironde et Aquitaine, résume-t-il l’état d’esprit actuel des entrepreneurs locaux. La décision du gouvernement de reporter de trois mois des baisses de cotisations prévues sur les salaires tombe donc au plus mal. « Le gouvernement ne respecte pas sa parole. Cette décision est totalement inacceptable et préjudiciable à notre pays. Ce gouvernement manque de vision », considère Jean-François Cledel. Celui-ci ne voit pas de réformes structurelles dans les lois Macron et Rebsamen, et s’inquiète du niveau toujours élevé de notre dépense publique. « Si on pouvait se réjouir de la réforme des collectivités territoriales, on peut désormais douter qu’elle atteigne son objectif : la réduction du millefeuille administratif. La perspective de la suppression du Département s’éloigne ». Jean-François Cledel estime que « les chefs d’entreprise restent combatifs », malgré « des pouvoirs publics incapables de conduire le redressement du pays ». Une lueur d’espoir tout de même dans le discours du président du Medef Gironde : l’évolution des mentalités sur le Droit du travail. « Terra Nova, Badinter, Combrexelle : des personnes qui ne partagent pas forcément nos combats dénoncent désormais ce que nous dénonçons depuis des années. Le Code du travail est devenu un frein à l’embauche ».
Pour Jean-François Cledel, président des Medef Gironde et Aquitaine, « le gouvernement manque de vision ».