« J'ai fait des études de droit et ensuite j'ai travaillé plusieurs années auprès de diverses organisations professionnelles (Medef, UIMM) puis comme secrétaire général chez Ingeliance. Durant ces 5 années auprès de Jean-François Cledel, j'ai travaillé avec des gens, les ingénieurs, qui n'ont pas du tout la même logique que moi. Pour plaisanter je pourrais dire qu'ils fonctionnaient sous excel quand moi j'étais sous word ! Ils me parlaient de choses auxquelles je ne comprenais rien, explique Geoffroy Falkenrodt. Le week-end ils lisaient Air et Cosmos quand moi, passionné d'architecture, de jardin, de décoration, je lisais des magazines sur les parcs et jardins ! Bref cet environnement professionnel ne me correspondait pas du tout, et au fond de moi j'avais cette envie un jour de diriger une entreprise. »
Brevet professionnel en aménagement paysager
« Alors à 39 ans, c'était en 2009, j'ai tout quitté pour me reconvertir. Mon idée était de reprendre une entreprise dans le secteur des jardins. Pendant deux ans, je suis retourné à l'école. J'ai passé un brevet professionnel en aménagement paysager puis j'ai fait une formation à Paris en conception et création de jardins. J'étais un bon jardinier amateur mais j'avais des lacunes en aménagement, conception, dessin et surtout je voulais savoir de quoi je parlais, connaître le métier, avoir les mains dedans et pas simplement être un gestionnaire. Retourner à l'école cela n'a pas toujours été simple. Un jour en stage près de Nantes un gamin de 25 ans m'a montré comment tenir correctement une pelle. Ca soigne l'ego si vous avez un problème avec lui ! En parallèle je recherchais une entreprise à reprendre et par hasard, on m'a parlé de Leclercq paysages. Le dirigeant Pierre Leclercq n'avait pas de repreneur, l'entreprise était saine, elle avait du potentiel mais elle était un peu endormie. Je l'ai reprise ainsi que tous les salariés en 2011. Dès la première année, nous avons eu une croissance de 30 % du chiffre d'affaires rien qu'en développant les services et les compétences de l'entreprise qui faisait surtout de l'entretien de jardins en ville, soit pour des particuliers soit pour des copropriétés. J'ai décidé de m'attaquer à un nouveau marché, très port eur, celui des propriétés viticoles et des villégiatures. Et cela a fonctionné. Le chiffre d'affaires a triplé depuis la reprise (1,2M€), j'ai désormais 14 salariés. Nous travaillons par exemple pour les châteaux de la famille Cazes à Pauillac ou encore pour Montrose. »
Un nouveau nom et de nouveaux locaux
« J'ai également décidé de changer le nom de l'entreprise pour marquer la transition. Désormais l'entreprise s'appelle Vermont, nous avons déménagé début janvier du centre-ville de Bordeaux à Bruges. Mon ambition n'est pas de devenir une multinationale. Je veux que cela reste une ambiance familiale mais je souhaite encore développer l'activité pour mieux structurer les pôles de l'entreprise et atteindre les 30 salariés. » À noter que Geoffroy Falkenrodt a reçu lors du Salon des entrepreneurs de Paris en février, le prix de la reconversion remis par l'association cédants et repreneurs.
À 39 ans, Geoffroy Falkenrodt a quitté un poste à responsabilité dans une belle PME locale pour retourner à l'école apprendre le métier de paysagiste. Depuis, il a repris une PME et allie ses deux passions : le jardin et la direction d'entreprise