La société aixoise Gerwin, créée en 2002 par Pierre Germain vient de lancer Super Buzzer 2, avec lequel elle ambitionne de décrocher le top des classements de jeux sur terminaux mobiles de type quizz. « La version 1 du jeu a réuni plus de 3,5 millions d'utilisateurs. Nous avons voulu lancer une nouvelle version, plus conviviale, plus colorée », confie Pierre Germain, qui se veut le spécialiste du jeu en temps réel. « Il est désormais possible de défier ses amis en fonction des catégories de questions. Peu de jeux permettent de s'affronter en direct. C'est notre carte de visite.... »
Une base de 600.000 questions
60 % des joueurs de l'entreprise sont situés en France et le reste dans les pays anglo-saxons. « Notre objectif est de conquérir d'autres pays, comme l'Allemagne, l'Espagne ou le Portugal. Pour cela, il ne suffit pas de traduire des questions. Il faut travailler le contenu pour intéresser chaque internaute quelle que soit sa nationalité », explique le créateur. Pour apporter un contenu toujours renouvelé, Gerwin met à contribution sa communauté de joueurs. « Nos meilleurs joueurs peuvent proposer des questions. Nous sommes exigeants sur le contenu mais cela permet d'être interactif et réactif ». Au total, la société dispose ainsi d'une base de 600.000 questions. « Nous proposons par ailleurs des expériences cross plateforme. Chaque utilisateur peut jouer sur sa tablette, son téléphone ou son ordinateur et tout fonctionne. Nous pouvons ainsi toucher toute la planète... Notre meilleur vecteur de communication, c'est la machine à café. Pour que cela fonctionne, il faut une bonne application, capable de fonctionner sur toutes les plateformes partout dans le monde. Il existe près de 400.000 jeux actifs sur l'Apple Store. Le coût d'entrée sur ce marché n'est pas excessif et tout le monde peut se lancer. Ce qui est important c'est de disposer d'une communauté fidèle. Ce que nous avons fait. Aucun de nos jeux n'a réuni moins de deux millions d'inscrits ». Pour accélérer son déploiement à l'international, Gerwin n'exclut pas de lever des fonds. « Mais les fonds sont circonspects. Dans notre métier l'avenir est toujours trop incertain ». Le modèle économique repose en effet sur le principe du Freemium. Les jeux sont ainsi gratuits à télécharger et à jouer pour 95 % des joueurs. Mais certains achètent des goodies, des parties supplémentaires et génèrent ainsi 80 % du CA de l'entreprise. Le reste est généré par 20 % de publicité.
Didier Gazanhes
Gerwin
(Aix-en-Provence) Pierre Germain 4 salariés CA 2015 : 1 millions d'euros 04 42 59 32 23 www.gerwinsoftware.com