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GCK Mobility livre son premier car hydrogène à la Région Auvergne-Rhône-Alpes
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GCK Mobility livre son premier car hydrogène à la Région Auvergne-Rhône-Alpes

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Le groupe auvergnat GCK vient de livrer à la Région Auvergne-Rhône-Alpes son premier car hydrogène. Quinze autres véhicules, rétrofités dans les ateliers de l’entreprise près de Clermont-Ferrand, vont suivre d’ici juin pour un montant total de 8 millions d’euros. D’autres commandes sont actées par la collectivité.

Philippe Jacques, directeur général de GCK Mobility, Julien Vuillemard, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes délégué aux transports scolaires et interurbains et Eric Boudot, président de GCK, lors de la réception par la Région du premier des cars électriques alimentés par des piles à combustibles hydrogène — Photo : Emilie Valès

Ils circuleront d’ici cet été sur des lignes autour de Lyon, Grenoble et Annecy. Les seize cars hydrogène commandés par la région Auvergne-Rhône-Alpes sont en passe d’être livrés. La collectivité a réceptionné, lundi 17 mars, le premier d’entre eux avant trois autres en avril. Ces autocars, des Iveco Crossway diesel de moins de 7 ans, ont été "rétrofités" et équipés de piles à combustion hydrogène dans les ateliers de GCK Mobility à Cournon-d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand. Coût de l’opération : 8 millions d’euros.

50 cars hydrogène à livrer cette année

La Région s’est engagée à passer au groupe GCK, leader français de la mobilité décarbonée, d’autres commandes pour un total de 50 cars d’ici l’année prochaine. "Avec cette opération de rétrofit, nous donnons à ces véhicules une deuxième vie et cela permet de réduire les émissions de carbone de 87 % par rapport à l’acquisition d’autocars neufs", souligne Julien Vuillemard, conseiller régional délégué aux transports scolaires et interurbains. Ces cars hydrogène coûtent près de 500 000 euros à l’unité (avec les options), soit le double d’un modèle diesel classique. Mais la Région n’a pas hésité à "surinvestir" afin de lancer la filière et développer l’écosystème hydrogène.

GCK Mobility s’est engagé à livrer 50 car "retrofités" d’ici à la fin de l’année — Photo : Emilie Valès

Pour GCK Mobility, qui compte déjà entre 10 et 15 clients (Transdev, Keolis…), cette nouvelle livraison est une étape supplémentaire après la sortie, l’été dernier, de ses tout premiers véhicules rétrofités. "Cette commande de la Région est la plus grosse passée sur des cars hydrogène dans une filière encore naissance. Nous avons ouvert notre site de transformation de véhicules il y a à peine quelques mois, en juin dernier", précise Éric Boudot, président de GCK (300 salariés ; près de 40 M€ de CA en 2024).

25 millions d’euros investis

Cette usine, située dans un ancien centre de tri postal, emploie aujourd’hui 80 personnes et se rapproche des standards des constructeurs. Plus de 25 millions d’euros ont été investis sur cette unité, entre la R & D et le développement.

GCK Mobility a déjà livré une quinzaine de cars, dont quelques-uns sont déjà en circulation. Une cinquantaine d’autres doivent sortir des ateliers cette année et une centaine a été commandée pour l’an prochain. "Sur ce site, nous avons une capacité de 200 véhicules par an. Nous travaillons aussi sur une benne à ordures ménagères et une dameuse hydrogène", poursuit Éric Boudot.

Composé de 8 sociétés, le groupe GCK réalise la moitié de son chiffre d’affaires sur cette activité de rétrofit.

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