G20 : Un jeune dirigeant d'Orchies défend l'entrepreneuriat
# Conjoncture

G20 : Un jeune dirigeant d'Orchies défend l'entrepreneuriat

Dans le cadre du G20, le Nordiste Romain Sarels a participé cet été au sommet des jeunes entrepreneurs. Les idées fusent chez ce dirigeant de Pub€co à Orchies. Ils n'étaient que 5jeunes entrepreneurs dans la délégation française au G20. Parmi eux, le Nordiste Romain Sarels, 25ans, a défendu ses valeurs. «Au départ, j'y allais en me disant que nous sommes mal barrés en France et dans l'idée générale de voir comment les États-Unis s'en sortent», confie le jeune européen convaincu, formé à l'ESCP. Finalement, il en revient «moins pessimiste» sur son pays. «Entreprendre n'est facile nulle part. On ne se plaint pas tous de la même chose. Ouvrir sa boîte en quelques clics, en France, grâce à l'autoentrepreneuriat pourrait faire des envieux», note Romain Sarels, marqué par l'expression d'un Canadien: «Le succès est une suite d'échecs.»




À Lille, une fête de l'entrepreneuriat? À la tête de Pub€co qui dématérialise la publicité des boîtes aux lettres sur le web et vise les 5millions de visiteurs dans 2ans, Romain Sarels dit avoir choisi ses difficultés. Pour lui, «entreprendre, c'est dur, mais c'est le pied! L'éducation et la culture doivent pousser à l'entrepreneuriat et il faut désacraliser l'échec.» Et de déplorer: «Le mot entreprise n'est quasiment jamais cité dans les bouquins.» Au «pour vivre heureux, vivons cachés» du Nord, il oppose «vis exposé et tu verras». À la politique, il a choisi l'entrepreneuriat: «Je me suis dit que je ferais mieux bouger les choses en étant entrepreneur.» Taxes, fiscalité, culture, éducation, accès au financement: autant de sujets sur lesquels les jeunes du G20 vont plancher. «Nous allons pousser des mesures concrètes», lance Romain Sarels, qui rêve d'organiser une fête de l'entrepreneuriat à Lille.

Géry Bertrande

# Conjoncture