France télécom : Les relations sociales revues et corrigées
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France télécom : Les relations sociales revues et corrigées

France télécom a pris une série d'engagements afin d'améliorer le climat social au sein de l'entreprise. La direction régionale a présenté les déclinaisons locales de ces mesures.

C'est avec une véritable émotion que Françoise Bayle, directrice territoriale Centre Est* en charge de l'emploi, des relations sociales et du pilotage de l'évolution de France télécom, a évoqué lors d'une conférence de presse les suicides de salariés. «C'est un drame à chaque fois que ça arrive. Et avec le fort retentissement médiatique qui en résulte, le souci des managers est d'éviter qu'une personne en situation fragile soit encore plus désemparée.» Elle insiste toutefois sur le fait que «beaucoup de choses ont été faites avant les drames». Mais c'est avec l'arrivée de Stéphane Richard, nouveau directeur général de France télécom, que l'entreprise a signé huit engagements avec les organisations syndicales.




Recrutements massifs

L'entreprise sera un recruteur important dans les années à venir. Dans la région, 44 recrutements ont déjà été récemment menés. Sur Lyon et Grenoble, 54 personnes seront recrutées pour l'installation de la fibre optique. Sur le bassin grenoblois, les embauches devraient être cinq fois plus nombreuses cette année qu'en 2009. Et près de 250emplois seront créés sur la région Centre Est en 2010, dont 60% en technique et 40% en relation client. Cela implique «un rapprochement avec les établissements de formation et un dialogue avec le rectorat et le Conseil régional» pour des recrutements massifs dans les trois à quatre ans. Le dialogue social est renforcé. Il donne notamment lieu à un projet national d'expérimentation de crèches interentreprises, dont une sur Lyon avec une vingtaine de places. Françoise Bayle souligne que, dans l'enquête menée auprès des salariés, «ce qui fait mal, c'est la chute brutale de la fierté de travailler chez France télécom. Nous avons besoin de la retrouver». Cela passera notamment par une mobilité basée essentiellement sur le volontariat. Des «bassins de vie» seront définis en termes de zones de transport et des différents métiers qui pourront y être exercés. «Par exemple, sur l'agglomération grenobloise, nous avons 1.500 salariés, qui travaillent essentiellement en boutique et pour de la relation clients, quelques-uns en technique. Nous rajoutons un nouveau métier de relation client hors vente: le chat sur internet pour accompagner le client en ligne.» Et l'activité des petits sites sera maintenue, comme à Voiron où l'activité est réorientée vers du service après vente mobile.




Investissements pour le confort au travail

Pour que «l'entreprise soit plus proche de ses salariés», des marges de manoeuvre locales seront données aux salariés et à leurs managers. Le cadre de vie sera amélioré. Dans la région, 1,5M€ de travaux a été engagé, notamment pour des rénovations sur Grenoble et Annemasse. Le site d'Annecy, particulièrement touché par la crise interne, sera quant à lui refait pour un budget total de 2,1M€; il devrait devenir «un plateau référent». Les personnes en difficultés seront mieux suivies, les managers seront formés à la gestion du stress. L'évaluation des salariés sera revue. Un baromètre social est mis en place. «C'est la fin des décisions nationales sans avis local des salariés utilisateurs», déclare la direction. Françoise Bayle affirme que «ce qui a changé par rapport à la crise profonde que nous avons traversée, c'est que tous les dossiers sont ouverts: l'organisation du travail; l'évolution professionnelle et la mobilité du salarié; les accords salariaux. Il y a encore beaucoup à faire, mais c'est en marche.»




* La région Centre Est englobe la Savoie, la Haute-Savoie, l'Ain, le Rhône, la Loire, l'Isère, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme.




Il y a près de 10.000 salariés sur cette zone.

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