Le 20 avril, lors du 7e comité de pilotage sur le devenir du site de Francazal, les élus des collectivités concernées, les représentants du ministère de la Défense et le préfet ont pris connaissance des deux scénarii proposés par les cabinets d'étude Devillers/DTZ et Deloitte/Sétec. Pour rappel (cf. dossier dans Le Journal des Entreprises de mars 2010) : le premier dit «urbain» mixe logements et activités économiques tandis que le second envisage le maintien d'une activité aérienne et industrielle. Si une préférence pour la deuxième option était pressentie, elle s'est vue confirmée mais pas entérinée. En effet, si les différents participants à ce dernier comité de pilotage semblent tous d'accord pour garder la piste et donc approfondir le scénario aéronautique, ils estiment ne pas avoir toutes les données pour trancher. «Il n'est pas anormal de prendre du temps pour faire un choix. Il reste un certain nombre d'études à mener notamment au niveau juridique et économique pour valider la pertinence d'une activité d'aviation d'affaires sur ce site», assure le préfet Dominique Bur. Il parle alors de passer par une période transitoire d'un à deux ans pendant laquelle un opérateur serait chargé de gérer le site. Pendant ce laps de temps, des entreprises pourraient s'installer sur ces 290 hectares désertés par l'Armée. Si les résultats des différentes études complémentaires s'avéraient non concluantes, le préfet se réserve le droit d'opter pour une autre solution. Aucun calendrier n'ayant été évoqué, le devenir de Francazal est loin d'être figé.
L'avenir de Francazal est toujours suspendu à une décision de l'Etat. Et si lors du dernier comité de pilotage le scénario aéronautique a été pour l'instant préféré, aucun choix définitif ne sera fait avant la fin de l'année.