Les faits Récemment reconnue au niveau européen par une AOP (Appellation d'Origine Protégée), la Fourme de Montbrison n'en demeure pas moins méconnue sur le territoire français. Malgré une croissance de 2,5% en 2011, le syndicat de la Fourme de Montbrison a décidé de communiquer au plan national pour faire connaître les qualités de son produit et in fine booster les ventes et donc le tonnage. L'opération Pour y parvenir, le syndicat de la Fourme de Montbrison a fait appel aux services de l'agence 32 décembre. «Le challenge, c'était de réaliser une campagne nationale pour communiquer auprès de trois cibles différentes: les grossistes pour qu'ils référencent le produit, les fromagers pour qu'ils le proposent à leurs clients et les particuliers pour qu'ils l'achètent... Et le tout sans budget», explique Rémi Pupier, directeur associé de l'agence stéphanoise. Pour relever ce défi, 32 décembre a créé un nouvel objet culinaire. «L'idée était de designer une cuillère spécialement conçue pour la préparation d'une recette: la fondue à la Fourme de Montbrison, qui est servie dans la croûte même du fromage. Les dents de la cuillère, baptisée la Montbrisonnnaise, permettent de creuser la fourme et de prélever facilement les morceaux nécessaires à la préparation», développe Rémi Pupier. Éditée à 12.500 exemplaires, la Montbrisonnaise a été distribuée auprès de nombreux fromagers (via les grossistes), qui proposent gratuitement l'ustensile à leurs clients pour tout achat d'une demie ou d'une fourme entière. «En plus de pousser à la consommation, l'idée de cet objet culinaire non identifié était de susciter la curiosité et d'avoir des retombées presse dans les magazines spécialisés. Sur la campagne de février-mars, nous sommes en dessous de ce que nous attendions. Une seconde vague est prévue pour octobre», conclut Rémi Pupier.
- LE CAS DE COM'